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 Romeo take me somewhere, we can be alone. ft Khalyd

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GODS ▬ save letters from the sky

MES PETITS MOTS: 1095
DATE D'ARRIVEE: 29/12/2011
OU ES-TU: Derrière mon appareil photo ou ma caméra.

« Time is the fire in which we burn »

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AMIS,AMOURS, EMMERDES:
VOTRE RÊVE: Les revoir sourire. Juste une fois.
ÂGE DU PERSONNAGE: vingt quatre ans.
Mer 22 Fév - 16:40

Khalyd Ҩ Azaleen
« Romeo take me somewhere, we can be alone. It's a Love Story, baby. »

fiche par century sex.


J'attendais impatiemment la fin de la journée. Sans lui, les secondes semblaient durer une éternité. J'avais besoin de sentir son odeur, de passer ma main dans ses cheveux, de l'embrasser. J'avais simplement besoin de lui. Je n'avais presque jamais ressenti quelque chose d'aussi fort pour une personne. A part pour le père de ma fille. On m'avait dit qu'il était mal de détester quelqu'un profondément. J'essayais de me convaincre que c'était pour cela que je n'arrivais pas à le détester. Même après toutes ces années, même après que Khal est réussi à recoller mon coeur, je me dis que sans lui, il me manque une part de moi. Je ne suivais plus le cours. Tant pis. Je jetai un coup d'oeil sur ma feuille. Je fus prise d'une colère terrible et gommais les trais de crayon qui avait inconsciemment écrit son prénom. Je le remplaçais alors automatiquement par celui de Khal. Mon seul et unique grand amour. Celui que j'aimais plus que tout. Je me souris intérieurement. Oui. C'était lui que j'aimais plus que tout. Je me souvins alors de son odeur, de mes doigts dans ses cheveux et de nos lèvres se frôlant. J'en frémis de plaisir. Il était l'essentiel pour moi. Rien ne pouvait nous séparer, Khal et moi. Encore une fois, je regardais l'heure. « Puis je vous aider mademoiselle Mostovitz ? » Je sursautais. Mon professeur se tenait devant moi, craie dans la main, appareil photo dans l'autre. La classe se mit à rire et mon visage virait doucement au rouge. « Pouvez vous répéter ce que je viens de dire, mademoiselle ? » me demanda t-il, méchamment. Son regard interrogateur se posa sur moi et je ne pus m'empêcher d'imaginer mon petit ami venant à ma rescousse. Néanmoins, il attendait toujours ma réponse de pied ferme. « Euh... Je... Je... » Je cherchais dans la salle un visage me disant quelque chose, quelqu'un qui aurait pu me souffler ce que j'aurai dû dire. Personne. « Vous viendrez me voir à mon bureau à la fin du cours, mademoiselle ! » Et je sombrais à nouveau, ne voyant devant moi que mon doux prince me donnant le meilleur amour du monde.
La sonnerie fut pour moi un réel soulagement. Je savais qu'il était surement là, sur le parking à m'attendre à bord de sa voiture. «  Mademoiselle Mostovitz ! » m'appelait mon professeur. Je me rappelais alors que je devais passer par la case bureau avant de rejoindre celle que je convoitais tant. « Oui ? » répondis-je, frêle mais courageuse, sachant que la sentence allait être certainement rude. « Que vous arrive t-il ? Vous qui participiez à chaque cours il y a pourtant peu de temps, vous n'écoutez même plus ce que je raconte. Que se passe t-il ? Avez vous un problème ? Vous savez vous pouvez tout me dire ! » L'amour monsieur, l'amour. Vous connaissez ce sentiment d'être en sécurité n'importe où du moment que vous êtes avec votre bien aimée ? Ou lorsqu'il vous embrasse fougueusement et que vous vous dites que c'est lui le seul avec qui vous voudriez être à jamais ? Ou alors quand vous l'imaginez, un genoux à terre et que vous vous dites qu'un jour il vous passera la bague au doigt ? Eh bien voilà. C'est ça qu'il se passe, monsieur. « Je suis sincèrement désolée, monsieur. Je vous promets d'être plus attentive à vos cours. » ne réussis je qu'à sortir. Il m'invita à quitter la pièce. Je vis, en sortant, ses yeux regardant furtivement ma poitrine. Je secouais la tête. Vieux pervers !
J'avais raison. Parmi toutes les voitures je n'avais d'yeux que pour une seule, stationnée un peu plus au fond. Je courrais presque pour la rejoindre. Nous étions en fin de journée et un froid glacial s'était déjà installé. Je montais à bord et soupirais en me laissant tomber sur le siège. Deux mois déjà. Le temps passait tellement vite avec lui. Comme je l'avais désiré, je passais ma main dans ses cheveux et l'embrassais tout en prenant le temps de sentir son odeur. Cigarette. Je ravalais ma salive. Je l'aimais quand même, son odeur. Même si c'était un mélange de transpiration et de tabac, c'était à mes yeux, la meilleure odeur que j'avais pu sentir dans ma vie. Je m'arrêtais deux minutes pour le contempler. Lui. Son visage parfait. Ses cheveux bruns. Je lui souris. « Bonne journée ? » le questionnais-je.
On arrivait chez moi. J'entrais la clé dans la serrure d'une main, l'autre bien serrée dans celle de Khal. Je poussais la porte. A mon grand contentement, Dana, ma meilleure amie, avait fait sa part de ménage pour une fois et je n'avais pas honte de montrer mon appartement. Sur le comptoir, je trouvais un post-it vert, bien en évidence. « Je ne rentre pas ce soir. Dana. » Encore ?! J'allais de nouveau me retrouver seule dans ce grand appartement sombre, avec toujours la peur et l'angoisse qui me ronge le ventre. J'avais l'impression de vivre avec un fantôme. Ma colocataire ne se réveillait qu'après mon départ pour l'école et revenait souvent après que je sois endormie. Je ne la voyais quasiment jamais. Je fus alors contente d'avoir Khal pour l'instant. Je jetai un coup d'oeil en sa direction et pressais sa main le plus fort que je pouvais. Bien sur, il ne devait pas ressentir grand chose vu la différence entre son poing et le mien. Je laissais mon amoureux s'assoir sur le canapé et, tachant de cacher ma peine comme je le pouvais, je lançais un « Tu veux quelque chose à manger ? » habituel. Évidemment, je ne pouvais rien lui cacher et je savais qu'il voyait que ça n'allait pas. Je grimpais sur la pointe des pieds essayant d'attraper une boite de médicaments. Comment j'avais bien pu les ranger aussi haut ? Je crois qu'il va me falloir une chaise...


Spoiler:
 




KHALID & AZALEEN. And I've always lived like this keeping a comfortable, distance and up until now I had sworn to myself that I'm content with loneliness Because none of it was ever worth the risk, but you are the only exception ♥ hellsangels


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MES PETITS MOTS: 437
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Mer 22 Fév - 18:22



I don't mean to run but everytime you're coming around, I feel more alive, than ever.
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Comment dire... Depuis bien longtemps je ne m'étais pas senti aussi bien. Oui, j'étais bien, heureux, tout simplement. Jamais je n'aurais cru pouvoir trouver un bien-être aussi parfait en venant ici, à Saint Helens. La dernière fois que je m'étais senti aussi bien, c'était en quittant enfin mon père et puis en en finissant tout simplement avec mon ancienne vie. Ce sentiment de liberté, de pleinitude absolue, je pensais que tout ce qui se disait à propos de l'amour était exagéré, faux et illusoire. En faite, tous mes proches finissaient par souffrir et même si j'ai pu rencontrer des filles auparavant, je me rends alors compte que ce n'était pas de l'amour, mais juste des coups de coeur. Oui, là, j'ai l'impression d'être réellement amoureux. Un comble pour l'handicapé des sentiments que je suis et j'avais le présentiment que cela allait me porter préjudice tôt ou tard. Voilà pourquoi je ne pense pas au futur, il est incertain, et ma grande capacité à ne pas avoir confiance en moi est loin de l'embellir. Alors, je me concentre sur l'instant présent et me fais à l'idée, doucement, d'avoir quelqu'un dans ma vie. J'espérais ne pas m'emballer, peu habitué à ce genre de situations, je préfère rester prudent mais je ne pouvais décidemment pas rester de marbre face à ce visage angélique, ses cheveux d'or, ses traits jalousant Aphrodite elle-même. Il fallait cesser de rêvasser et se mettre à travailler, je ne devais en aucun cas couler l'affaire adorée de mon cher oncle... Je ne cessais de penser au fait d'avoir trouvé une raison valable de rester ici, ou du moins de prolonger mon année sabatique, juste pour elle et parce que demeurer loin d'elle me semblait être impossible, inhumain. Je me sentais prêt à éprouver quelque chose de vraiment fort pour Azaleen, elle avait toute ma confiance, ce qui signifiait beaucoup car très peu pouvait s'en vanter. A vrai dire, il n'y avait que mon oncle qui l'avait -autant dire qu'il n'y avait pas foule au balcon.

Accepter d'avoir quelqu'un dans sa vie, c'est aussi accepter le fait de ne plus être aussi indépendant qu'avant. Je pouvais rentrer directement, jouer de la musique jusqu'à pas d'heure, cuisiner, fumer. Avant, il n'y avait pas le paramètre "addiction à un sourire" ou "besoin de voir quelqu'un". Désormais, je faisais la fermeture moins souvent et allais chercher celle qui répond au nom de dulcinée, dès qu'elle me le demandait. Car avant les sentiments, j'avais toujours cherché à la protéger, à être là pour elle et cela en était devenu un irréprissible besoin. Deux mois, qui sont passés si vite et j'espérais qu'ils allaient être le début d'une longue lignée. La journée arrivait à son terme, je n'avais cessé de guetter la grande horloge fixée au mur du garage. « Will, oublie pas de fermer derrière toi... Pas comme la dernière fois. » Je me mis doucement à rire, en tâchant d'éliminer les dernières tâches d'huile de moteur de mes mains et avants-bras. -« Venant d'un Yankee à l'accent bizarre, je prends ça pour un compliment ! Aller, à demain Khal. » Il sourit avant de se remettre au travail, alors que je prenais mon blouson avant de grimper à bord de ma voiture. Certes ce n'était pas un carrosse, mais elle était tout de même mieux lotie que la camionnette de service... Mais j'aimais bien ma vieille Camaro de 1972, je l'avais retapée avec mon oncle lorsque nous étions encore en Australie. Désormais, je connaissais par coeur l'itinéraire pour rejoindre Azaleen, même plus besoin de plan ! J'étais vraiment fier de moi, pour une fois. Il n'y avait pas grand monde dehors, je devine ainsi que je ne suis pas en retard, peut-être même en avance. Me garant un peu à l'écart, et malgré le froid extérieur, je baissais une vitre et commençais à fumer une cigarette. Je n'aimais pas fumer en compagnie d'Azaleen, il y avait toujours quelque chose de mieux à faire que de se détruire la santé devant celle qu'on..aime. La portière s'ouvrit, je jettais ma cigarette à peine entamée d'une façon précipitée, je me mis à la regarder, sourire béat sur les lèvres. Sa main dans mes cheveux, je me mis à fermer les yeux avant de sentir la douleur et fraîcheur de ses lèvres sur les miennes. Je profitais de notre proximité pour lui voler un baiser et lui sourire, j'étais heureux de la voir, enfin.

« Bonne journée ? » J'enclenchais le contact et appuyais doucement sur l'accélérateur. -« Elle se finit en beauté, et toi ? Ca a été les cours ? » C'était important pour moi de prendre de ses nouvelles, même si je n'étais pas un professionnel au niveau des relations humaines... Quelques instants plus tard, nous étions chez elle. Si je n'étais pas obligé de me concentrer sur la route, je ne me lasserais pas de la contempler. C'était un ange tombé du ciel, le mien, il m'apportait enfin le meilleur que la vie avait à offrir. Elle prit ma main, m'emmena devant sa porte d'entrée, l'ouvrit et me laissa entrer, après elle bien sûr -bonne manière oblige. Je ne quittais pas sa main, jusqu'à ce que je sente une pression légèrement plus forte. Quelque chose semblait clocher. La jolie blonde me laissa partir vers le canapé, alors qu'elle essayait d'attraper quelque chose dans ce placard. « Tu veux quelque chose à manger ? » Mon regard ne l'avait pas quitté, j'ôtais vite mon blouson et le ton de sa voix cachait quelque chose, mais quoi ? Nous étions ensemble depuis deux mois, je n'avais pas encore eu le temps de faire le tour de mademoiselle Mostovitz... Je vins alors à son bord, posai ma main sur sa hanche et lui souris d'un air joueur. « Toi, c'est possible ? » Alors que nos lèvres s'effleuraient, ma main toucha légèrement son bras tendu et je finis par saisir ce qu'elle -je présume- avait voulu attraper, pour finir par le lui donner, toujours aussi souriant. « Être grand, ça sert pas qu'à se cogner aux portes et aux murs tu sais... » Je me mis à ricanner bêtement en la regardant avec cet air taquin qu'elle connaissait si bien.
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Jeu 23 Fév - 13:11

Khalyd & Azaleen ♥
« Romeo Take Me SomeWhere, We Can Be Alone. »
CRÉDIT - CSS


Je me rappelais l'époque où j'avais peur, la nuit, seule. Où je me devais prendre des somnifères pour réussir à m'endormir (je ne dis pas que je n'en prends plus, car ça serait vous mentir, mais j'en prends déjà bien moins), où je pleurais chaque fois que je me réveillais. Malheureusement, il me reste les souvenirs amers de ma vie précédentes. Comme la nuit. Cette fameuse nuit. La pire de ma vie. « Et si on essayait ? » Quelques mots, poignardant une adolescente. Non, je ne vous dirais pas que cette nuit là, je me sentais grosse, que j'étais en manque de drogue ou un truc comme ça. Non. J'étais simplement amoureuse. Si l'être cher vous demandait de faire quelque chose est ce que vous vous poserez des questions ? Ou est ce que vous foncerez, les yeux fermés, sans même vous demander si c'est une bonne idée ? Oui, je sais, moi aussi j'ai choisi la deuxième proposition. Malgré tout, cela reste la pire erreur de ma vie. Oui, je regrette de l'avoir fait. Mais comment j'arrive à encore avoir des sentiments pour lui ? Je ne sais pas. C'est comme la force gravitationnelle. Elle vous attire vers quelqu'un que vous n'avez pas forcément envie de voir. Son visage revient me hanter jour après jour. Sans même qui que ce soit pour me protéger de ce fait.

« Bonne journée ? » fis-je, sourire aux lèvres. Khalyd démarra la voiture. J'allumais le chauffage. « Elle se finit en beauté, et toi ? Ca a été les cours ? » Je soupirai à nouveau. J'avais envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi. Mais je ne voulais pas verser des larmes, aussi amères soit elles, devant le brun. Non. Je ravalais mes larmes. « Longue et épuisante. Comme d'habitude. Et les cours n'arrangent rien. » Je repensais à mon professeur, me souriant intérieurement. N'importe quoi celui là. Mais je ne préférais pas envenimer la situation et le dire à Khal. Peut être qu'il décrèterait qu'on passe trop de temps ensemble et que, de ce fait, je n'arrive plus à me concentrer. Ce que je ne voudrais absolument pas. Nous étions arrivés chez moi en quelques minutes, main dans la main. En entrant, je cachais bien ma peine devant le mot de Dana. Je ne voulais vraiment pas l'obliger à faire quoi que ce soit pour moi. Je détournais le regard et le laissais partir jusqu'au canapé le temps que j'attrape ma boite de médicaments. « A prendre cinq fois par jours » m'avait prescrit le médecin. Sur la table basse du salon trônait une lettre de l'hôpital. De nouveaux examens. Je n'avais aucune envie de m'y rendre. Oui. C'était décidé, je n'irai pas. Ce n'est pas que j'ai des tendances suicidaires, non, mais j'en ai assez. Assez d'aller chaque mois à l'hôpital pour voir si rien ne s'est déclenché. Assez d'entendre la voix monotone et morose du docteur, me disant de faire attention et m'interdisant toutes sortes de choses. Je voulais voler de mes propres ailes et ne plus être dépendantes de ces... Drogues. Cette fois ci, rien ne m'obligerait à me rendre à cet entretien mensuel. Je souris, seule dans la cuisine, tendant le bras pour attraper ces médicaments. Certes, je ne voulais pas passer de nouveaux examens mais on m'avait certifié que si j'oubliais ma dose une fois, c'était ma mort assurée. Or, je ne voulais pas mourir. Pas tout de suite en tout cas. « Tu veux quelque chose à manger ? » Khal me regardait encore tout en enlevant son blouson. Il savait qu'il y avait une chose qui clochait. Je me tus quand même. Il s'approchait de moi et lorsqu'il fut à mes côtés il posa une main sur ma hanche, une vague de frisson s'empara de moi alors qu'il me répondait. « Toi, c'est possible ? » Ses lèvres touchèrent les miennes. J'avais juste envie de passer ma main sous son tee shirt et ne pas m'arrêter à la première cicatrice dans un sentiment de gêne. Ma main hésita puis se reposa tranquillement à sa place habituelle. Je n'avais pas assez de courage. Pas pour ça. Je me mis à rire de la réplique de mon petit ami puis, continuais d'un ton formel et contradictoire. « Nous sommes désolés mais les cuisines sont dans l'incapacité de vous fournir ceci. Nous avons... Du Nutella ? » lançais je au hasard. Sans même m'en rendre compte je venais de résumer ma situation personnelle. Dans l'incapacité de le rendre heureux sur tout les points. Je me rendis compte que j'avais toujours le bras tendu dans la direction de la boite. Foutus cachets ! Je sentis sa main effleuré mon bras et il finit par avoir ce que j'essayais d'attraper depuis un bon moment maintenant. Toujours en se souriant mutuellement il me donna l'objet. « Etre grand, ça sert pas qu'à se cogner aux portes et aux murs tu sais... » Et nous nous mimes à rire, encore. J'en oubliais presque mes problèmes. « Merci, Superman. » répondis-je, sourire aux lèvres. « Si j'étais plus grande, je pourrais faire ça plus souvent. » Je me mis sur la pointe des pieds pour l'embrasser à nouveau. Puis, je m'accrochais à son cou, le regardant dans les yeux. Je l'aimais. Il était la seule exception. Je m'étais promise de ne plus jamais faire confiance à l'amour mais avec lui c'était différent. Je me sentais en confiance. Comme si j'avais des pouvoirs surnaturels. Celui d'aimer et d'être aimée en retour était surement le plus beau qui existait. On m'a toujours dit de donner sans compte et sans attendre en échange. Mais l'amour, lui, est tellement lâche. Aimer une personne alors que l'autre n'éprouve pas les mêmes sentiments fait tellement mal. Si j'étais restée en Russie, je serai peut être pendue à son cou et non pas à celui de Khal. Mais si Paris était plus petit je pourrais le mettre dans une bouteille. Ou dans une boite de médicaments. Je suis heureuse et épanouie. Je ne pouvais pas rêver mieux. J'embrassais alors une nouvelle fois le beau brun, alors que je venais de me perdre dans son doux regard. Je le lâchais, doucement. Ma main descendit le long de son corps pour arriver jusqu'à la sienne dont je m'emparais. Ma deuxième main était alors occupée par cette boite rectangulaire que j'avais envie de balancer par la fenêtre. Je l'entrainais dans ma chambre où j'allumais la télévision. Je remplis un verre d'eau à la salle de bain pour revenir quelques secondes plus tard. J'avalais sans rechigner une série de pilules. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, alors ferme ta gueule et rame.




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Dernière édition par Azaleen-Lise Mostovitz le Jeu 23 Fév - 15:03, édité 1 fois
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Jeu 23 Fév - 14:19



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Auparavant, si quelqu'un m'avait dit que je trouverais le bonheur grâce à une personne, je lui aurais simplement ris au nez. L'amour avait toujours eu une définition très vaste pour l'enfant ou l'adolescent que j'ai pu être. En effet, d'un côté, il y avait mon père. Alcoolique, violent, froid, imprévisible. Et d'un autre, il y avait mon oncle. Un homme fort, droit, admirable, aimant et protecteur. Les deux prétendaient m'aimer, l'un par défaut et l'autre par choix. Et comme on ne choisit pas sa famille, j'ai eu droit à celui qui devait m'aimer par défaut, parce que, quelque part, je lui ressemblais, parce que quelque part, j'étais son fils. Ce fils indigne qui lui avait soutiré l'amour de sa vie. J'en ai payé le prix, tout était de ma faute. J'avais ce sentiment d'avoir commis l'irréparable, mais que tout m'avait échappé, que j'avais fait quelque chose de terrible, mais quoi ? Aurait-elle du avorter ? Il m'en avait tenu pour responsable, et quelque part, il n'avait pas tort. Et ceci me tourmentait, j'en faisais des cauchemars et si ce n'était pas cela, c'était le souvenir de chaque coup porté par mon père. En rentrant de l'école, à chaque verre cassé, à chaque dispute échangée, à chaque morceau joué trop fort. Tous les prétextes étaient bons, jusqu'à ce qu'il dépasse la limite et provoque les foudres du destin, du mien. Je lui devais d'être la personne que j'étais, grâce à lui, j'étais fort, incroyablement fort. Il faudra me faire penser à le remercier... Un de ces jours, lorsque ma haine pour lui se sera légèrement dissipée. Le temps n'avait pas guéri mes blessures, j'en avais désormais des cicatrices et à chaque fois que je me voyais dans la glace, c'était comme pour me rappeler d'où je venais et ce qui avait pu m'arriver.

« Longue et épuisante. Comme d'habitude. Et les cours n'arrangent rien. » J'aimais sa franchise, j'esquissais un sourire compréhensif. Cependant, dans ses yeux, quelque chose clochait. Elle n'avait pas l'air du tout bien et la voir ainsi... Je préférais encore me faire passer à tabac que de voir de la tristesse dans ses yeux. Je me mis à réfléchir aux causes de son état, à moins qu'il n'en ait qu'un mais dans tous les cas, je me devais de savoir. Durant le trajet, je la laissais un peu tranquille, chantonnant les airs de chansons que je connaissais, lui jetant quelques regards affectueux de temps à autres. Azaleen était belle. Je veux dire, vraiment belle... Il y a quelque chose dans son regard, quelque chose de terrible mais de beau à la fois et cela me rendait tout simplement dingue, elle m'envoûtait littéralement. Aucune femme n'avait su provoquer chez moi ce genre de sentiment, je tombais amoureux pour la première fois et quelque part, j'avais peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être assez bien pour elle. Nous partîmes chez elle, en très peu de temps, je passai le pas de sa porte, sa main dans la mienne. Une fois sur le canapé, mon oeil fut attiré par une lettre, de l'hôpital. Est-ce que cela avait un rapport avec ce qu'elle m'avait avoué il y a peu de temps et son humeur ? Je tournai la tête à temps vers elle pour voir qu'elle était finalement en difficulté. Tel un superman sans collants ni cape, je vins l'aider. Quoi de plus normal ? Je sentis sa main hésiter, vers mon ventre. Mon coeur se serra l'espace d'un instant, puis elle se mit à rire et j'en fis de même. Je redevins détendu, amusé par la situation. [color=#ab44a4« Nous sommes désolés mais les cuisines sont dans l'incapacité de vous fournir ceci. Nous avons... Du Nutella ? »[/color] Je fis mine d'être déçu, baissai la tête avant de me mettre à rire. -« Ca sera parfait, du moment que j'suis avec toi, tout est parfait. » Ce genre de phrases, je m'étais habitué à les dire au lieu de seulement les penser. Je l'aimais mais j'étais incapable de le lui dire. Je ne pouvais que le lui faire sentir...

« Merci, Superman. » Je me mis à sourire, avant de prendre une sorte de pose héroïque, gonflant mon torse et serrant mes fesses. Ma pitrerie fut vite arrêtée par ma petite amie. « Si j'étais plus grande, je pourrais faire ça plus souvent. » Elle se mit sur la pointe de ses pieds, m'embrassa avant de s'accrocher à mon cou. Ma jolie blonde me regardait, j'ouvrai les yeux doucement, comme pour ne pas rompre la magie du moment. Chaque baiser qu'elle me donnait était meilleur qu'une bouffée de cigarette, meilleur que toute chose que la Terre pouvait donner. -« Mais, regarde ce qu'on peut faire aussi... » Je la portai sur un plan de travail, nous étions à peu près à la même hauteur et j'en profitais alors pour l'embrasser tendrement. Je me mis à la regarder, quelque chose n'allait pas, c'était évident maintenant. Sa main glissa le long de mon corps, provoquant un long frisson chez moi. Elle prit ma main, m'emmena dans sa chambre et partis dans la salle de bain. Azaleen avait cette boîte rectangulaire dans sa main, ses médicaments, je sentais que cela la perturbait. Ma dulcinée avala toutes ses pillules, je partis à son bord. « Mon coeur... Quelque chose ne va pas ? Ton regard te trahit. » Ma main vint caresser sa joue délicatement, je ne la quittais pas des yeux.
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Jeu 23 Fév - 16:21

Khalyd & Azaleen ♥
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Les secondes semblaient longues loin de lui. Toujours la même question dans ma tête. « Comment peut on aimer quelqu'un qui vous a fait souffrir ? » Le père de ma fille. L'unique homme que j'eus aimé dans ma vie jusque là. Jusque Khal. Et Khal a été tel une bouffée d'air frai, un soulagement. Il est clair que s'il me larguait pour quelqu'un d'autre j'en mourrai et plus jamais je ne crois que je pourrai aimer. Certains se promettent d'arrêter la drogue, l'alcool, la cigarette, moi je me suis jurée d'arrêter l'amour. Et pourtant, je n'ai pas su respecter ceci. Dès que j'ai rencontré Khal la première fois, j'ai su qu'il était spécial, qu'il était différent. Et c'est cette différence qui m'a poussé à lui faire confiance. Un peu, puis de plus en plus. Jusqu'à lui révéler un de mes secrets les plus importants. Effectivement, s'il me laissait tomber, j'en mourrai. Mais si, je dis bien si, mon amour du passé revenait. Lequel des deux choisirais-je ? La réponse la plus probable est bien évidemment Khal. Mais les pensées se bousculaient dans ma tête, j'aurai voulu dire stop mais son visage brûlait à présent devant mes yeux et cette chanson d'Adele tournait dans ma tête, comme une bande son... Let it burn...

La lettre. La lettre de l'hôpital. Elle traînait, sur un coin de la table. J'aurai voulu la jeter dans la cheminée et la voir brûler, elle aussi. J'aurai voulu qu'elle se consume, peu à peu, comme ma santé et qu'un jour, il ne restera que ses cendres et les miennes. Tout cela à cause d'une simple erreur de jeunesse. J'aperçus Khalyd y jeter un coup d'œil. Il ne manquait plus que ça. Et s'il me proposait de m'y emmener ? Qu'est ce que je devrais répondre ? Je fus prise de panique mais rapidement mon petit ami était à côté de moi. « Nous sommes désolés mais les cuisines sont dans l'incapacité de vous fournir ceci. Nous avons... Du Nutella ? » Il fit une tête faussement déçue qui m'amusa. Nous éclatâmes de rire. « Ca sera parfait, du moment que j'suis avec toi, tout est parfait. » Mon coeur commençait alors sa course folle. Je m'étonnais même que Khal ne les entendent pas, puisqu'on était si près l'un de l'autre, sa peau collée contre ma peau. « Tu sais, mon ange, je t'aime. » Parce qu'on ne le dit jamais assez souvent à ceux qu'on tient dans notre coeur.

« Si j'étais plus grande, je pourrais faire ça plus souvent. » Je l'embrassais alors tendrement. Ses lèvres chaudes au contact des miennes me donnaient la sensation de voguer à travers les océans et de pouvoir tout surpasser. Je reculais doucement mon visage du sien, à contre coeur. « Mais, regarde ce qu'on peut faire aussi... » Soudain, je suis prise d'une panique inconsidérée. Et si... Non. Khal ne m'obligerait pas à faire ça. Il me porta sur le plan de travail. Maintenant, nous étions quasiment à la même hauteur. Il m'embrassa alors. Je déposais ma main sur sa joue et me mit à le caresser avec douceur. Ma main finit par dégringoler jusqu'à la sienne pour l'emmener à ma chambre. Après avoir pris mes médicaments, je me rendis compte que le soir était tombé. C'était le moment tant redouté. L'heure à laquelle Khal me quittait habituellement arrivait à grand pas. A chaque cachet, je priais pour que le temps s'arrête afin de rester éternellement dans les bras de mon prince charmant. « Mon coeur... Quelque chose ne va pas ? Ton regard te trahit. » Si seulement tu savais... Je sentis mon coeur se serrer. Je comptais à nouveau combien de pilules colorées j'avais avalé. Une de plus c'était les vapes, une de moins la mort. Au choix. J'essayais de sourire, mais le rendu était bien plus triste que voulu, mes yeux se remplissaient lentement de larmes. J'échappais au regard de Khal, fixant la vieille pendule de ma chambre. Ma voix, tremblante, n'arrangea rien. « Mon amour... Rien. Je... Je juste suis fatiguée. Je te l'ai dit, la journée a été épuisante et... et Dana ne rentrera pas ce soir, moi qui pensait qu'elle pourrait me tenir compagnie... » J'entendais la trotteuse avancer. Jamais les secondes ne murent paru aussi courtes.




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Non, destin, ne me réveille pas. Je suis si bien ici, avec elle. Ne me rappelle pas à quel point la vie peut-être dure, tu me l'as déjà montré, laisse moi profiter maintenant, de ces quelques instants de bonheur en sa compagnie, de son sourire, son regard, ses lèvres. Laisse moi goûter à la chaleur humaine, laisse moi croire qu'aimer, ce n'est pas que souffrir, c'est aussi avoir droit à des moments de tendresse, d'affection, de joie, tout simplement. S'il le faut, je me mettrais à genoux, mais ne me la retire pas... A cause de toi, je suis tombé amoureux, à cause de toi, je suis incapable de lui avouer tout ce que je peux ressentir pour elle. Elle, si merveilleuse, que je ne suis pas sûr de mériter. Grâce à toi, j'ai trouvé une raison durable pour m'accrocher, d'oublier une bonne fois pour toute mon désastreux passé. Je ne veux plus avoir aucun secret pour elle, plus aucun. Azaleen, parce que c'est le doux nom qu'elle porte, est ma plus grande force mais aussi ma plus grande faiblesse. Tu n'as pas toujours été très tendre avec nous, Hommes, qui ne sommes que tes pions mais s'il te plaît, je t'en supplie, laisse moi ce bonheur, cette joie de l'avoir encore contre moi, dans mes bras et avoir cette exquise sensation d'être invincible, que rien ne pourra plus rien arriver : plus de violence, plus de peine. Je ne te demande pas la Lune, juste une faveur, la deuxième en vingt-quatre ans. La première fut de partir, de me séparer de cet homme, mon bourreau comme l'appelait les assistants sociaux et les policiers, les infirmières et les docteurs. Je crois avoir mérité cette part de bonheur, ne me la retire pas, c'est tout ce que je te demande, c'est tout ce dont j'ai besoin, c'est tout ce qu'il me faut. Je le sais, je le sens. L'erreur est humaine, mais je me sens comme Superman, ne trouvant plus sa force auprès d'un soleil mais auprès de sa propre faiblesse, la kryptonite. Oui, Azaleen est ma kryptonite.

« Tu sais, mon ange, je t'aime. » Sa douce voix me ramena sur Terre, rompant ainsi ma sorte de prière au destin. Je ne croyais pas en Dieu, mais au force de la nature, le destin en étant une. Elle m'aimait, et à voir ses yeux l'illuminer de cette façon, j'imaginais que la jolie blonde était sincère. Mais, moi aussi je t'aime Azaleen, je t'aime à m'en damner mais comment t'expliquer... Je ne me sens pas prêt à te le dire, ouvertement. Excuse-moi, je suis un handicapé des sentiments... Bravo Khal, on ne fait pas plus débile. Que pouvais-je lui répondre ? Un simple "moi aussi", mais incroyablement sincère ? Ou devais-je lui avouer pourquoi est-ce que j'avais autant de mal avec les sentiments, que ce n'était pas contre elle, mais que c'était tout simplement de ma faute. Je la regardais, me perdais dans ses yeux. -« Moi aussi, tu n'as pas idée. » Je caressais, redessinais, suivais ses traits. Son visage, c'était ce que je voyais lorsque je fermais les yeux, c'était aussi ce qui m'apaisait lorsque j'avais un coup dans l'aile. Comment est-ce qu'une personne peut-elle être à l'origine de tels sentiments ? De telles passions ? Azaleen réveillait ce que j'avais de meilleur en moi, et cela me comblait, complètement. J'étais simplement heureux, tellement, que si le Khal que j'étais il y a peu, me voyait actuellement, il me prendrait pour un fou. J'étais fou oui, littéralement, mais ce n'était pas mental. Enfin, je crois... Elle m'avait part d'un de ses secrets, je l'avais écoutée et j'étais présent, encore peut-être plus amoureux. En contre partie, je n'avais rien eu à lui donner mais je comptais changer justement la donne. C'était la moindre des choses, je voulais lui montrer que je pouvais être digne de confiance et aussi que je lui faisais confiance, entièrement.

Alors que je n'avais que pour but de la mettre à ma hauteur pour pouvoir goûter à nouveau à ses délicieuses lèvres, je vis une sorte de panique envahir la jolie blonde. Avait-elle pensé à autre chose ? Probablement. Mais, nous en avions déjà parlé et nous étions d'accord pour dire que nous n'étions pas prêts. Enfin, elle me l'avait avoué... Parce que personnellement, je n'avais qu'acquiescé. A vrai dire, j'étais terrifié à l'idée de me retrouver nu ou même torse nu face à quelqu'un enfin, je redoutais surtout les questions dûes à mes marques. L'excuse -ou la thèse- de l'accident de voiture, de ski ou de je ne sais quel bobard pour expliquer les cicatrices sur mon visage, cela n'allait pas être valable pour toutes les autres. Et je me souviens de la fois où Azaleen avait osé aventurer ses mains sous mon pull, je m'étais vite reculé, et elle n'avait plus recommencé. Deux mois, déjà mais je ne me sentais pas prêt, pas prêt à me mettre à nu dans tous les sens du terme. Le soleil se couchait, la nuit tombait et je ne voulais pas rentrer, je ne voulais pas laisser Azaleen dans cet état. Quel indigne petit ami je ferais, de la laisser ainsi. Elle fuyait mon regard, vers cette pendule, ce fichu temps qui nous échappait. « Mon amour... Rien. Je... Je juste suis fatiguée. Je te l'ai dit, la journée a été épuisante et... et Dana ne rentrera pas ce soir, moi qui pensait qu'elle pourrait me tenir compagnie... » Sa voix, tremblante, ne laissait rien entendre de bon. Je tournai alors délicatement sa tête vers moi, essuyai le début de ses larmes avec mon pouce. -« Je peux rester autant que tu le veux, Azaleen, tu sais que tu peux compter sur moi. Mais, tu es sûre qu'il n'y a rien d'autre ? J'veux dire... j'ai vu une lettre de l'hôpital.. Y'a rien de grave hein ? Enfin, tu me le dirais ? Tu n'as rien à craindre de moi, je peux te le promettre. » Le problème des sensibles à la carapace fragile. Tout pouvait refaire surface. J'étais inquiet, je ne supportais pas de la voir ainsi, je voulais tout mettre en oeuvre pour pouvoir prendre sa peine, lui prendre son mal, et qu'elle se sente mieux.
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Jeu 23 Fév - 18:40

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Le temps d'une fraction de seconde, je vous en prie, taisez vous. Taisez vous, démons de mes nuits, de mes jours, qui me hantent comme une victime hanterait son assassin. Or, je ne suis pas l'assassin. Je suis la pauvre victime. Victime de l'amour. Je me rappelle mon père, fusil à la main, me rapportant qu'il allait tuer celui que j'aimais car il avait mis sa fille enceinte et moi le suppliant à genoux, en pleurant toutes les larmes de mon corps. Moi, qu'il n'avait jamais aimée, il se décidait d'agir pour ma vie alors qu'il ne l'avait jamais favorisée. Il préférait Dana. Dana, sa fille adoptive. La gentille et mignonne Dana. Celle qui, à l'époque, m'a pourtant suivie lorsque j'ai quitté le pays. Et qui aujourd'hui, elle m'abandonne comme l'on fait tout les gens avant elle. S'il vous plait, laissez moi croire, rien qu'une fraction de seconde, que la vie sera belle. Que je ne mourrai pas avant mes cinquante ans, comme l'on prédit pour moi les médecins. Je veux vivre ma vie, ensoleillée par l'homme que j'aime. Khalyd. Pourquoi la vie n'est pas aussi simple ? « Si l'amour est un crime, fais de moi ta victime ! » Si seulement ! Pourquoi tout est si compliqué ? Je vous en supplie, laissez moi croire à l'amour rien qu'une fois et je ne demanderai plus rien à jamais. Si vous voulez reprendre mon âme; faites le, mais faites en sorte que je meurs heureuse et épanouie. Les démons crient, me secouent, me harcèle jusqu'à ce que je cède à la tentation. Elle est trop forte. Et je plonge dans ce que l'on appelle l'Enfer.

« Tu sais, mon ange, je t'aime. » Parce que, oui, Khalyd est mon ange venu me tirer des eaux visqueuses de l'Enfer, m'empêchant de prendre le médicament de trop. Un ange qui a su me relever et m'emmener aux portes du Paradis. Nous n'y sommes pas encore rentrés mais je vois le bout de cet interminable enfer. « Moi aussi, tu n'as pas idée. » Avec lui, j'ai pris l'habitude de me contenter de peu. Ça me suffit. Je me doute qu'il est du mal à exprimer ses sentiments. Je n'ai pas encore la clé de toutes les questions mais je sais que ça viendra avec le temps. Doucement mais surement, comme on dit couramment. Mais, réellement, je n'en demandais pas plus pour le moment. Tout vient à point à qui s'est attendre. Même si je trouve que ce proverbe a quelque chose de pervers qui me déplait puisque se ne sont absolument pas mes intentions. Ce que je ressens, c'est de l'amour pur. Le vrai amour. J'essayais de me convaincre que c'est totalement différent de celui de mon adolescence mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à l'oublier, voilà tout. Mais dès que Khal me prend dans ses bras, j'oublie presque tout. Le volume des petits démons est considérablement baissé. Je n'entends plus que des chuchotis, des murmures, qui m'envoient des idées malsaines. Mais je ne les écoute pas. Je me perds dans ses yeux et je revois l'ange tombé du ciel pour... Moi. Pour moi. Deux mots courant dans mon vocabulaire mais dès qu'ils sont mis ensemble on ne les retrouve quasiment nul part. J'ai du mal à accepter le fait que quelque chose me soit donné seulement pour moi. J'ai pris l'habitude de tout partager avec Dana depuis mon enfance. Dès qu'elle est arrivée j'ai appris à tout lui céder, recopiant simplement les faits de mes parents. Puis, en grandissant, j'en ai voulu plus et j'ai fini par la détester puisqu'elle me prenait mon père, ma mère et tout mes biens. Est ce que je vais en vouloir toujours plus, moi aussi, au fur et à mesure que notre amour grandit ? J'espérais que mon petit ami me les donnerait de lui même. Mais peut être qu'il m'utilisait, comme un objet, jouant avec mon amour pour lui ? Moi je l'aimais profondément, réellement, et lui il se moquait de moi. Non, impossible. Il faut vraiment que j'arrête de faire ma paranoïaque. Khal est l'homme le plus honnête que j'ai rencontré dans ma vie et je sais qu'il ne pourrait jamais me faire ça... Oui, j'étais folle de m'imaginer un truc pareil. J'étais juste folle de lui.

Je me souviens avoir risqué mes mains sous son tee shirt, une fois. Je ne voulais pas pousser le bouchon trop loin, je me rappelle m'avoir tenter qu'une approche affective. Mais, dès que je sentis une cicatrice sous mes doigts, il s'était vite échappé et je n'avais pas recommencer depuis. Bien évidemment, je n'avais pas posé de questions. Il m'avait raconté un vieil accident de ski, je crois. Je savais qu'il mentait mais je n'ai rien dit. C'était de ma faute et je m'en veux encore terriblement. « Mon amour... Rien. Je... Je juste suis fatiguée. Je te l'ai dit, la journée a été épuisante et... et Dana ne rentrera pas ce soir, moi qui pensait qu'elle pourrait me tenir compagnie... » Je sentais les larmes déborder de mes yeux noisettes. Non, non, non ! Je m'interdisais de pleurer ! Mais, je n'y arrivais pas. Ses douces mains essuyaient mes larmes. Je priais à nouveau pour qu'il ne pose pas de questions, pour que je m'arrête de pleurer. Mais rien n'y fit. « Je peux rester autant que tu le veux, Azaleen, tu sais que tu peux compter sur moi. Mais, tu es sûre qu'il n'y a rien d'autre ? J'veux dire... j'ai vu une lettre de l'hôpital.. Y'a rien de grave hein ? Enfin, tu me le dirais ? Tu n'as rien à craindre de moi, je peux te le promettre. »  Je pris une grande respiration et me mordait la lèvre. Les larmes coulaient les unes après les autres. Je ne faisais plus rien pour les arrêter. Je serrai les points. « Je sais... Je peux compter sur toi. La lettre de l'hôpital... Ce n'est rien, juste les examens mensuels mais je ne vais pas y aller. » Je marquai une pause, fermai les yeux et soupirais. J'avais décidé de dire la vérité, à quoi bon mentir de toute façon ? « J'en ai marre, Khal, j'en peux plus de ma vie. Tu es le seul qui l'illumine un peu. Je t'en pris, pas de préjugés. Je suis désolée que tu es assisté à ça. Si tu veux y aller, je comprendrais. » dis-je en pleurant. Oui, je comprendrais. Mon cœur se briserait mais je comprendrais. De toute façon, j'ai l'habitude d'être délaissée par les gens que j'aime. Pendant une seconde, je voulus qu'il s'en aille. Mais, celle d'après, je regrettais déjà mes paroles. Je ne voulais pas qu'il s'en aille. Je voulais qu'il reste avec moi. J'ai besoin de lui.




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Jeu 23 Fév - 20:13



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Tout abandonner, se mettre littéralement à nu, s'ouvrir, faire confiance entièrement à l'autre. C'était ce à quoi je m'essayais, mais il y avait comme un obstacle non-négligeable : je n'avais pas confiance en moi et je ne voulais pas décevoir celle qui comptait le plus pour moi. Je ne pouvais me résoudre à la perdre, c'était tout simplement impossible. En deux mois, elle m'avait conquis comme Jules César avait réussi l'expension de son empire. J'étais tombé, avais rendu les armes et j'étais fier d'avoir eu assez de cran pour laisser quelqu'un entrer dans ma vie. Par là, je veux dire que c'était la première fois que je voulais me livrer totalement, qu'il n'y ait plus aucun secret entre Azaleen et moi. Ma bonne volonté était malheureusement rattrapée ma peur, cett fichue peur de la décevoir ainsi que mon manque complet de confiance en moi. Et j'avais de la chance que ma jolie blonde soit aussi patiente, elle me laissait venir et ne le prenait pas mal. Elle ne prenait pas mal le fait que je sois un psycho-rigide des sentiments, que je n'arrive pas à sortir trois malheureux petits mots, que je pensais au moins mille fois par jour, et toujours à son égard. Aller Khal, tu es quelqu'un de courageux, tu peux avouer que tu aimes cette fille, que tu en est raide dingue et que chaque pensée lui est destinée. Mais, j'étais complètement maladroit et je ne voulais pas prendre le risque de tout foirer. Le lui dire risquait de tout faire foirer, ne rien dire aussi. Étais-je réduit à la perdre, dans tous les cas ? Non, je ne pouvais pas me résoudre à cette conclusion trop facile. Je me devais de tout mettre en oeuvre pour la mériter, pour me montrer digne d'elle, de son amour.

Elle me disait qu'elle m'aimait et devait se contenter d'un simple mais sincère "moi aussi". Mais je crevais d'amour pour Azaleen, en deux mois, j'avais l'impression de perdre le fil, je ne me reconnaissais plus. Le sentiment de bien-être, savoir que l'on compte pour quelqu'un et puis protéger, prendre soin de quelqu'un, se sentir utile, c'était tout ce dont j'avais besoin. Et j'étais frustré de rien pouvoir lui offrir de plus, je pouvais lui offrir la Terre, lui décrocher la Lune. Mais je n'étais pas capable de lui ouvrir entièrement mon coeur. Je le faisais doucement mais sûrement. Tout vient à celui qui sait attendre, mais s'il attend trop, il risque de tout perdre. Une arme à double tranchant que je ne maîtrisais pas. « Je.. j'ai.. Tu m'as manqué. » Marche par marche, étage par étage, j'espérais vite atteindre le sommet et y voir Azaleen, plus resplendissante comme jamais. Nous serions beaux, nous serions heureux, nous serions biens et prêts. Prêts à nous consacrer entièrement l'un à l'autre, laisser de côté tous nos secrets pour se concentrer uniquement sur notre délicieuse idylle et la vivre, vivre tout simplement. Je me perdais dans ses beaux yeux noisettes, témoignant de sa beauté et aussi de son lourd passé. Je n'en savais pas grand chose, mais moi aussi, je la laissais venir. Et lorsqu'elle me confia la raison de ses médicaments avalées quotidiennement de façon rigoureuse, je fus heureux, elle me faisait entrer dans son cercle. Je voulais qu'elle entre dans le mien, ne souhaitant plus que ma dulcinée le quitte.

Bravo Khal, tu as réussi à la faire pleurer. Je m'en voulais, tellement, j'avais envie de me cogner la tête contre un mur. Je me sentais tellement mal de l'avoir mise dans cet état. Mais je ne pouvais pas ignorer le fait qu'elle aille mal, et cela m'inquiétait énormément. Mon coeur se déchirait à mesure que les larmes perlaient sur ses joues. « Je sais... Je peux compter sur toi. La lettre de l'hôpital... Ce n'est rien, juste les examens mensuels mais je ne vais pas y aller. » Je restais stoïque, de marbre. Mon sourire qui se voulait rassurant s'était désormais envolé. Mes sourcils se froncèrent, je ne comprenais pas. S'il lui fallait quelqu'un pour la soutenir, maintenant elle l'avait, s'il lui fallait quelqu'un pour l'aider, elle l'avait. Je ne comprenais pas cette idée, je ne voulais pas la comprendre à vrai dire. -« Je, j'ai du mal à comprendre... Tu prends ces médicaments pour te soigner mais tu veux pas aller à l'hôpital. Je peux t'assurer que tu vas y aller, et je t'y conduirais, je t'attacherais s'il le faut mais tu iras. Et puis, ça sera l'occasion de te présenter mon oncle, tu verras, il va te plaire. » J'avais été très calme, même si cela m'énervait considérablement, je ne le montrais pas. L'insensible Khal, l'handicapé des sentiments était de retour. Mais pas complètement, je venais d'avouer que mon oncle était encore à l'hôpital et donc que son état ne s'était pas amélioré. J'allais la baîllonner si c'était nécessaire, mais Azaleen allait y aller, et voilà. Ferme ? Il le fallait, je ne voulais pas prendre le risque de la perdre à cause d'une sorte de négligence. « J'en ai marre, Khal, j'en peux plus de ma vie. Tu es le seul qui l'illumine un peu. Je t'en prie, pas de préjugés. Je suis désolée que tu aies assisté à ça. Si tu veux y aller, je comprendrais. » Je sentis mon coeur se serrer. Voulait-elle que je parte ? J'en étais tout bonnement incapable, sauf si elle me le demandait clairement, et encore, je savais que je passerais la nuit dans ma voiture, devant sa porte, juste pour veiller sur elle. -« Je suis pas prêt de te laisser Azaleen, j'ai envie de rester avec toi et ce, tout le temps qu'il te faudra. Je veux te montrer que je tiens à toi, bon sang... Et j'ai rien d'autre à faire ce soir de toute façon, j'suis désolé pour toi mais tu vas devoir me supporter. » Je me mis à sourire, l'humour était mon échappatoire, même si ce n'était pas forcément un humour brillant, mais il faut bien prendre la vie avec légèreté, la vie n'est pas une fatalité, enfin, je crois.
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Ven 24 Fév - 13:56

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J'entends d'ici encore les rires de mon père, le jour où il est rentré ivre de la maison. Je me souviens. Dana était devant la porte d'entrée alors qu'il est apparu. « Hahaha ! Ma petite Dana ! Toi tu es le rayon de soleil de cette maison ! » Il l'a attrapée par les cheveux et la poussée dans les escaliers. Elle a eu de la chance, elle s'en est bien tirée. Mais pas moi. Je me rappelle qu'il s'est ensuite déplacé vers moi, sagement assise au coin de la cheminée. « Toi, par contre, tu ne nous apporte que des malheurs ! Espèce de petite conne ! » Il a saisi sa ceinture. Je ne devais avoir que huit ou neuf ans mais je porte encore la marque de son coup. Mais ce sont ses mots qui m'ont le plus marqués. « Si tu pouvais disparaître ! T'en aller et ne jamais revenir ! A partir de maintenant, je ne suis plus ton père, tu entends ?!! Je ne suis plus ton père ! » Il criait et les murs semblaient tremblés. J'avais peur de lui et aujourd'hui elle ne s'est toujours pas estompée. Les années suivantes, le dialogue entre lui et moi a été des plus bref et s'est avéré plus difficile que je ne l'avais imaginé. Alors, je fus surprise, lorsqu'il apprit que j'étais enceinte, et qu'il se comporta comme le père qu'il aurait dû être. Ma mère, elle, continuait de s'occuper de Dana, comme si je n'existais pas. Un jour, j'ai trouvé dans ses affaires le compte de Cendrillon, et bizarrement je me suis retrouvée dedans. Moi, obligée à faire toutes les tâches les plus ingrates et elle, tranquillement en train de jouer à la poupée. Sauf que les rôles étaient inversés. J'étais la vraie fille de mes parents. Dana non.

 « Moi aussi, tu n'as pas idée. »  Je le gratifiais d'un sourire. Ça me suffisait. J'attendrais le temps qu'il faudrait pour avoir plus mais pour l'instant ça me suffisait amplement. Peut être que plus tard j'aurai besoin de plus mais ça viendra. J'en étais sûre. Je n'avais pas besoin de déclaration d'amour exceptionnelle. J'avais juste besoin d'être à ses côtés. Juste besoin d'un sourire de sa part, de ma main dans la main, de sentir sa chaleur. Ces petites choses du quotidien dont j'avais besoin en permanence. Il me les donnaient alors je ne pouvais qu'aller bien. « Je... » Oui ? Quoi ? Tu ? Encore deux petits mots, allez ! Non. Je me le suis répéter, chaque chose viendra en son temps. Ne pas en demander plus, il me le dira quand il sera prêt, voilà tout. Respire, du calme. « j'ai... Tu m'as manqué. » Comment lui expliquer qu'il m'a manqué lui aussi, énormément même, que j'ai compté chaque seconde loin de lui, que je n'ai même pas pu me concentrer sur mes cours, sans faire la fille qui s'emballe avant l'autre ? Aucune idée. « J'ai pensé à toi toute la journée, si tu savais ! » Je souriais toujours. Ma main dans la sienne, nous étions indestructibles. Pendant un moment qui me sembla durer une éternité, nous nous perdions dans les yeux dans les yeux de l'autre. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. J'aurai pu le répéter autant de fois que possible. J'aurai pu ne jamais m'arrêter. S'il vous plait, faites que le temps s'arrête. Je veux rester ici, avec lui, pour toujours. J'aimerai tellement qu'il se penche pour m'embrasser, encore et encore ! Si je n'étais pas aussi petite !

Le jour où j'avais confié à Khal l'un de mes plus lourds secrets, je savais que je faisais le bon choix. Mais je n'aurai jamais pu prévoir ce genre de situation. Il ne peut pas comprendre, j'aurai dû m'en douter. Je commençais à regretter de lui avoir avouer. S'il m'obligeait pas faire des choses que je ne voulais pas pour qu'il ne le révèle pas ? « Je, j'ai du mal à comprendre... Tu prends ces médicaments pour te soigner mais tu veux pas aller à l'hôpital. Je peux t'assurer que tu vas y aller, et je t'y conduirais, je t'attacherais s'il le faut mais tu iras. Et puis, ça sera l'occasion de te présenter mon oncle, tu verras, il va te plaire. » Quelle blague ! Personne ne pourra influencer mon choix à présent. Je savais ce que je devais faire et la réponse ne se trouvait pas à l'hôpital. Je ne retenais plus mes larmes, je ne voulais pas qu'il se sente coupable. Le seul et l'unique c'était le père de ma fille. Bien sur, j'avais dû lui mentir sur le fait de comment j'avais eu cette maladie, je crois qu'il ne s'est douté de rien. Si un jour il l'apprenait, peut être qu'il aurait la même réaction que mon père à l'époque. En aucun cas je ne voudrais la mort de mon ex. Soudain, je me rendis compte de quelque chose. Et si le jour où il apprendrait que j'ai eu une fille il m'en voulait pour ne pas lui avoir dit plus tôt. Panique à bord. « Non, je ne prends pas ces médicaments pour me soigner, j'les prends pour pas crever ! Tu comprends pas ? Y'a plus rien qui peut me guérir, plus rien... J'attends juste la fin, j'attends que ça passe. Donc non, je n'irai pas car ça ne sert plus à rien de se battre contre ça ! » Je criais presque maintenant. « J'en ai marre, Khal, j'en peux plus de ma vie. Tu es le seul qui l'illumine un peu. Je t'en prie, pas de préjugés. Je suis désolée que tu aies assisté à ça. Si tu veux y aller, je comprendrais. » J'étais triste. Quelle débile d'avoir dit ça ! J'avais perdu une occasion de me taire. Je ne savais plus comment rattraper le coup. Je me penchais vers Khal, le regardais dans les yeux. Comprendrait-il que je ne voulais pas qu'il parte ? Je l'espérais. « Je suis pas prêt de te laisser Azaleen, j'ai envie de rester avec toi et ce, tout le temps qu'il te faudra. Je veux te montrer que je tiens à toi, bon sang... Et j'ai rien d'autre à faire ce soir de toute façon, j'suis désolé pour toi mais tu vas devoir me supporter. » Je tiens à toi. Je tiens à toi. Mon cœur était en fête. Moi aussi, moi aussi, mille fois. Bon, je faisais abstraction du « bon sang » d'après mais c'était déjà un grand pas. « Je... Je suis désole, ça ne sert à rien que je te mente. J'ai besoin de toi plus que personne. Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse que tu sois là, à me soutenir et que tu tiennes à moi à ce point. Oui, je t'aime et rien ni personne ne pourra m'empêcher de le faire. » Je lui souriais, yeux dans les yeux. Je ne voulais qu'oublier ce passage de cette soirée. J'aurai voulu qu'on n'aborde jamais ce sujet. Il était déjà assez difficile pour moi d'admettre que je ne verrai peut être jamais mes petits enfants. Je sentis alors la fatigue de la journée m'assommer. Je m'allongeais sur mon lit. Tout ce que je voulais c'était qu'il s'allonge à côté de moi. Telle une enfant, je cherchais un prétexte pour qu'il le fasse. « Dis, chéri, j'ai froid, tu viens à côté de moi ? » J'ajoutais à cela un sourire angélique et un ou deux battements de cils. Je lui faisais une place sur mon lit, dans ma vie, dans mon cœur. En espérant qu'il acquiesce.




KHALID & AZALEEN. And I've always lived like this keeping a comfortable, distance and up until now I had sworn to myself that I'm content with loneliness Because none of it was ever worth the risk, but you are the only exception ♥ hellsangels


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Avant de connaître Azaleen, ma vie sentimentale avait été un vrai désastre. Je ne me sentais pas assez bien pour quelqu'un, même Paris Hilton. Elle m'a accueilli, ici, dans cette ville. Il faisait froid, sombre, gris. Et pourtant, j'avais l'impression d'avoir trouvé la lumière d'un ange, un soleil à part entière. Je m'étais alors dit que ce n'était qu'une sorte de coup de coeur. Je n'y avais plus pensé, jusqu'à ce que je retrouve mon lit et que mes yeux se ferment. Son visage m'était apparu, ses traits angéliques. C'était la première fois qu'une femme venait me perturber à ce point, du moins, à ce que je me souvienne. La dernière et seule femme dont j'avais rêvé, c'était ma mère. Et ce même rêve se répétait, depuis mes dix-sept ans. Ma mère, moi, dans un parc. Nous parlions, rattrappions le temps perdu. Je me réveillais toujours avec un grand sourire, les larmes aux yeux. Tout ceci n'était que fantasme, j'en avais conscience : c'était le fruit de mon imagination mais, cela semblait tellement réel... La part d'amour qu'il me manquait, je la trouvais dans mes rêves, et la peine, la vie réelle s'en chargeait. Je vivais un cauchemar réveillé, j'avais vécu un cauchemar. Il était fini, lointain. Je pense avoir assez payé, mon temps était révolu et accompli. Je méritais de laisser tout cela derrière moi et de me concentrer sur ce que je vivais, ici à Saint Helens, et avec Azaleen. Plus je passais de temps avec elle, et plus l'idée de m'installer durablement ici me trottait dans la tête. Je voulais le lui dire, ceci et tant d'autres choses qu'elle mérite. Mais comment ne pas m'emballer ? Je forçais mon coeur à se calmer, je faisais preuve de sang froid, comme s'il s'agissait d'un désamorçage d'une bombe. J'étais prudent, incapable de m'abandonner complètement à Azaleen, ou aux sentiments que j'éprouve à son égard.

Alors, je me contentais de lui témoigner mon affection avec attentions, des gestes. Je savais que cela n'allait plus être suffisant, et je ne voulais pas que le temps ait raison de nous. Non, jamais. J'avais essayé plusieurs fois de lui déclarer ce que je ressentais pour elle. En chanson, en poème, quelque chose de romantique. Et à chaque fois que l'occasion se présentait, je me sentais comme pétrifié, impuissant. Mon contrôle m'échappait et je détestais ce fait. Et là, j'avais essayé de lui dire, ce foutu je t'aime, et rie n'était sorti. Elle l'attendait, je l'avais vu dans ses yeux et au final, rien ne sortit. Comme d'habitude. J'avais envie de me mettre des claques, des tonnes et des tonnes de claques, jusqu'à ce que cela finisse par sortir. J'avais envie de me montrer digne d'elle, de son amour. Ma jolie blonde me disait qu'elle m'aimait, j'étais à la fois heureux mais déchiré, perplexe, confus. Car, je ne savais pas quoi répondre, je n'avais jamais ce genre de chose à quelqu'un. Ah si, à ma mère et encore, dans mon rêve. Même mon oncle ne l'avait pas entendu. Le pauvre, cela lui ferait peut-être du bien après tout... « J'ai pensé à toi toute la journée, si tu savais ! » Si tu savais que c'est à toi que je pense en me levant, en me couchant, en travaillant, tout le temps. Si tu savais à quel point je suis heureux de voir que tu envahis mon sommeil, que tu troubles mes rêves. Si seulement tu pouvais savoir que c'est toi qui fait battre mon coeur aussi fort, à chaque fois que tu me souris de cette façon. Que tu prends ma main dans la tienne, que tu me permettes de goûter tes lèvres. Azaleen, si seulement tu pouvais savoir à quel point tu me rends vivant... Je me secouai la tête, revenai sur la terre ferme. -« C'est pour ça que tes journées sont longues et épuisantes ! » Je me mis à rire légèrement avant de la prendre dans mes bras pour l'embrasser, à la fois tendrement mais aussi avec fougue. Elle engendrait des passions, des envies que je ne saurais déterminer, tellement elles étaient puissantes. Je voulais rester avec elle, cette nuit-là, puis la suivante et la suivante de la suivante, et ainsi de suite. Être avec elle m'apparaîssait comme vicéral.

Ce que je ne comprenais pas, c'était le fait qu'elle lâche prise, tout simplement. Je voulais qu'elle se batte, qu'on se batte. Nous étions un couple -certes récent- mais avec des sentiments très forts, qui nous dépassaient. Je ne voulais pas la perdre à cause de sa maladie, je ne voulais pas que la vie me la prenne. Elle n'avait pas le droit, elle n'avait plus le droit. Ma réplique ne lui avait pas plu, Azaleen se mit à pleurer, et j'étais là, impuissant. Je ne voulais que son bien, qu'elle aille mieux mais Azaleen en avait marre. C'était compréhensible, moins on allait dans les hôpitaux, et mieux on se portait. Mais je ne pouvais pas me résoudre à accepter sa décision et Dieu seul sait à quel point j'étais pour la liberté de l'individu. « Non, je ne prends pas ces médicaments pour me soigner, j'les prends pour pas crever ! Tu comprends pas ? Y'a plus rien qui peut me guérir, plus rien... J'attends juste la fin, j'attends que ça passe. Donc non, je n'irai pas car ça ne sert plus à rien de se battre contre ça ! » Voilà que nous nous disputions, je détestais me fâcher avec elle, mais à mon avis, cela valait la peine. -« T'en sais rien ! Peut-être que ça a régressé, que ton traitement doit être adapté, j'en sais rien, y'a peut-être du mieux ! Azaleen, je refuse de perdre encore quelqu'un, j'le refuse tu comprends ! Ca sert de se battre, je suis là merde, je suis là pour toi et je t'aiderais à battre c'te putain de maladie. Je te le demande, va à ce rendez-vous, fais le pour moi... » Je portais sa main à mon torse, mon coeur battait incroyablement vite. Tellement, qu'il allait peut-être sortir. J'avais le courage et la force pour nous deux, elle pouvait se reposer sur moi et le savait -enfin je crois- et je gardais espoir qu'il y ait du mieux, que cela s'arrange car Azaleen le méritait, je le savais, je le sentais. La tension s'apaisa, les larmes d'Azaleen semblaient s'estomper, mon rythme cardiaque revenait à la norme. « Je... Je suis désolée, ça ne sert à rien que je te mente. J'ai besoin de toi plus que personne. Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse que tu sois là, à me soutenir et que tu tiennes à moi à ce point. Oui, je t'aime et rien ni personne ne pourra m'empêcher de le faire. » Ma tête se baissa, je pris son visage entre mes mains, et la fixais dans les yeux. -« C'est moi, j'suis désolé, je veux juste ton bien... Je, j'ai du mal mais parce que ça m'était pas permis d'avoir des sentiments. Je suis amoureux de toi, réellement. Azaleen, je tiens à toi comme j'ai jamais tenu à quelqu'un et.. » Je lâchais son visage, pris un peu de recul et fixai mes pieds. « je, j'ai... Saint Helens n'est pas une ville aussi désagréable, je m'y plais bien ici. » Je me mis à murmurer, à parler dans ma barbe. Ma dulcinée bougea, cela attira mon attention. Elle partit s'étendre sur son lit, je me mis à la regarder. « Dis, chéri, j'ai froid, tu viens à côté de moi ? » J'avalais alors ma salive, la regardais. Elle était magnifique, je ne pouvais résister à un tel visage. Si elle ne m'avait pas demandé de venir à côté d'elle, je serai parti lui chercher mon blouson, pour la réchauffer. Qu'est ce que je pouvais être bête alors...-« T'as de la chance d'être avec un radiateur, tu le sais ça ? » Un sourire se dessina sur mon visage, j'échappai un léger rire, et je partis me blottir contre elle, la prenant dans mes bras. J'embrassai alors délicatement sa joue et commençai à passer mes doigts sur son bras, à le lui caresser doucement.
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Khalyd & Azaleen ♥
« Romeo Take Me SomeWhere, We Can Be Alone. »
CRÉDIT - CSS


« Oh Roméo, pourquoi es-tu Roméo ? » Je replongeais dans mon adolescence. Il fut un jour, où, oui, je ressemblais à Juliette. Celle qui était aimée tellement profondément qu'elle mourra lorsqu'elle fut séparée de son amant si cher à ses yeux. Je me souvins, moi, sur la grande scène d'un théâtre de Russie, au balcon, la grande tresse blonde descendant dans mon dos et ma robe d'époque prenant presque toute la place, récitant par cœur les longues tirades de Shakespeare. On m'avait dit que mes années lycées seraient les meilleures de toute ma vie. Malgré tout, ce fut les pires de mon existence. Le bébé, mon père, Dana.... Je me rappelle avoir cherché longtemps dans le public, ce jour là, pour voir si ma famille était finalement venue. Il n'en fut rien. Aujourd'hui, quand j'y repense, je me dis que la seule avoir été présente ce jour là était Dana. Mais ce n'était pas pareil puisqu'elle même jouait dans la pièce. J'avais besoin d'une présence parentale, ou plus exactement de ma mère. Ma douce maman que j'ai perdue alors que Dana est arrivée. Si seulement j'avais eu l'occasion de passer plus de temps avec elle avant sa mort il y a juste quatre ans. Mais j'ai appris à faire sans et, d'une part, c'est grâce à elle si je suis ici maintenant. Elle ne m'a pas empêché de partir, dans le dos de mon père, avec ma sœur adoptive et mon bébé de trois ans que je commençais à aimer même s'il m'avait apporté tant de souffrance. Mais, heureusement que j'en suis là aujourd'hui car j'ai enfin rencontré mon Roméo. Et, contrairement aux attentes, ce n'est pas celui du club de théâtre. Il est là, juste sous mes yeux et je l'aime comme personne. Ou presque. Dans ma tête, les applaudissements, dans mon cœur, un énorme trou et devant mes yeux son visage si doux, ses traits parfaits. Khal.

Je t'aime. Trois petits mots. Pourtant, avant Khal, je ne les avait presque jamais dit. Hormis au père de sa fille. Je l'aimais. Je refuse de l'aimer encore. Je ne veux pas l'aimer. Je veux le détester. Pourquoi son visage me vient toutes les nuits, en rêve, à côté de celui de mon petit ami ? La vie est triste. Je ne veux que Khal. Trois mots. Que j'aimerai répéter jusqu'à ma mort avec celui que j'aime. Mais pourquoi, dans mes rêves, je le vois me disant qu'il m'aime et Khal se taisant à jamais. Et moi, le suppliant de se taire en disant à Khal de se battre pour moi. Mais lui qui ne faisait rien. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tient-il à moi autant qu'il le prétend ? Comment en être sûre ? Je ne le savais pas. Je me disais parfois qu'il me manquait de l'expérience en amour mais avoir aimé deux fois dans ma vie me suffit amplement. Je n'arrive pas à comprendre ces filles qui change de petit ami comme de chaussettes. Ces filles d'un mètre quatre vingt, a grosse poitrine. Peut être que Khal préfèrerait que je sois comme ça, moi aussi ? Peut être que parfois il aimerait que je fasse des efforts vestimentaires ? Il faut dire que je ne suis pas vraiment la mode et que je vais surtout au plus pratique. Je regardais furtivement mes vêtements. Un simple pull en laine et un jean. Comment s'habillent les filles de mon âge en ce moment ? Il faudrait que je lise en peu plus de magazines de mode. « C'est pour ça que tes journées sont longues et épuisantes ! » Il se mit à rire doucement. Je l'imitais. Il était tellement beau, mon Apollon. J'avais l'impression qu'il était venu me cueillir sur son cheval blanc. Mon prince charmant. « Mais penser à toi à n'est pas épuisant et le temps passe tellement plus vite quand j'imagine ton visage. » Oh, la ! On ne s'enflamme pas. Du calme, ma vieille Azaleen ! Comment rattraper le coup ? Soudain, il me prit dans ses bras et m'embrassa de la meilleure façon possible. C'était de loin celle que je préférais. Avec fougue et passion mais tellement tendrement. Lorsque je rouvrais les yeux, il était là, mon ange, mon amour, celui que j'aurai vu voir dans n'importe quelle situation. J'aurai voulu pu lui proposer de se lier à vie tout de suite car je savais qu'il était mon âme sœur.

Se battre ? Contre quoi ? Le cycle de la vie ? C'était tout bonnement impossible. J'avais envie d'éclater de rire si seulement il ne me regardait pas aussi sérieusement. A présent, nous nous disputions et je détestais quand ça se produisait. Surtout que le sujet n'en valait pas la peine. Je voulais tout arrêter et l'embrasser encore et encore jusqu'à ce que nous n'y pensions plus. « T'en sais rien ! Peut-être que ça a régressé, que ton traitement doit être adapté, j'en sais rien, y'a peut-être du mieux ! Azaleen, je refuse de perdre encore quelqu'un, j'le refuse tu comprends ! Ca sert de se battre, je suis là merde, je suis là pour toi et je t'aiderais à battre c'te putain de maladie. Je te le demande, va à ce rendez-vous, fais le pour moi... » Je crois que jamais il ne m'eut parlé comme cela jusqu'à maintenant. Est ce que me perdre le révulsait autant que ça ? J'y croyais peu. A mon humble avis, en fait, c'est juste qu'il se sentirait coupable si je mourrais. Mais la seule idée qu'il me laisse seule un jour me tuait. Je n'avais plus rien à dire. Je ne voulais pas qu'il en rajoute une couche. Tant pis. « Khal, six ans que la maladie a été détectée. Et en six ans il n'y a eu aucun changement, aucune amélioration. Les médecins disent que j'ai eu de la chance pour l'instant. Certaines personnes ne survivent pas plus d'un an. Ils se sentent faibles, ne peuvent presque plus se lever, ils ne peuvent plus rien faire d'eux même avant leur mort. En ce moment, je sens que je prends ce tournant. C'est la vie. Si là haut on a décidé ça pour moi alors il faut laisser faire, on y peut rien. » Je baissais la tête et la secouais. « Mais bon, si tu y tiens j'irai à ce foutu rendez-vous. Mais je te préviens, c'est du temps de perdu. » Pendant tout ce temps là, on aurait pu sortir au cinéma, au restaurant, au parc, s'afficher main dans la main ensemble. Mais non, monsieur à décidé qu'on irait à l'hôpital demain ! Quelle sortie ! Il prit mon visage entre ses doigts. « C'est moi, j'suis désolé, je veux juste ton bien... Je, j'ai du mal mais parce que ça m'était pas permis d'avoir des sentiments. Je suis amoureux de toi, réellement. Azaleen, je tiens à toi comme j'ai jamais tenu à quelqu'un et.. »  Amoureux de toi. Mon coeur battait la chamade. Ses doigts glissèrent et mon visage ne fut plus sous son emprise. « je, j'ai... Saint Helens n'est pas une ville aussi désagréable, je m'y plais bien ici. » Il murmurait presque. Je lui souris. J'avais eu si peur que notre relation soit mise en danger s'il partait. Et puis je ne pourrais pas survivre sans lui, sans voir son visage et lui tenir la main. « Ça veut dire que tu... restes ici ? » Mon cœur accéléra encore. Je lui aurais proposé de venir habiter ici s'il n'y avait pas Dana. J'aurai tellement aimé... Peut être que plus tard, dans deux ou trois mois j'aurai le courage de poser la question. Et là, s'en suivront les plus beaux jours de ma vie où, à chaque réveil, il serait près de moi. Je m'allongeais alors. « Dis, chéri, j'ai froid, tu viens à côté de moi ? » Je vis Khal avaler sa salive. Je lui fis signe qu'il n'avait rien à craindre. « T'as de la chance d'être avec un radiateur, tu le sais ça ? » Il laissa échapper un rire, j'en fis de même. « Moi je suis un vrai glaçon ambulant, t'inquiète pas tu auras besoin de moi quand il fera quarante degré à l'ombre ! » Je ne pensais pas que Saint Helens arrivera un jour à cette température mais c'est-on jamais ! Il se blottit alors contre moi et sa chaleur corporelle vint m'envelopper. Je me sentais tellement bien. Ses lèvres frôlèrent ma joue et il commençait à me caresser le bras. Je mis une main sur son pull et l'autre dans les cheveux. Je n'arrivais plus à détacher mon regard de ma première main. Que cachait-il dessous ? Je me forçais à le fixer dans les yeux et m'avançais jusqu'à ce que mes lèvres ne soit plus qu'à quelques centimètres des siennes.




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Nos passions nous dépassaient, je n'avais qu'un vaste aperçu de ce que je pouvais ressentir pour Azaleen et elle en avait un aperçu encore plus...moindre. Oui, moindre est le mot. Cependant, ce soir, je m'étais décidé à faire des efforts enfin, pas que ce soir, à chaque fois que j'allais avoir l'occasion de la voir. Je ne voulais pas qu'elle pense que toutes mes paroles, n'étaient que du vent. Ô grand jamais je n'oserai jouer avec ses sentiments, avec sa personne. Jamais, cela ne me ressemblait pas, malgré les apparences. Ce n'était pas parce que j'étais grand, que mon métier et ma vie avaient fait de moi quelqu'un de musclé que je faisais partie de ceux qui prennent les femmes pour des objets, cherchent à passer du bon temps et les quittent, d'un commun accord parfois. Faire l'amour, c'est l'exprimer, sinon, ce n'est que physique, il n'y aucune gloire à se vanter d'avoir corpulé. Vieux jeu, et alors ? Mon oncle m'avait inculqué ce respect pour la femme, chose qu'il apprit de ma mère. Il n'en parle pas beaucoup mais le peu qu'il m'en dit est plus que mélioratif. Grande, élégante, fière, courageuse et surtout, généreuse. Elle se vouait aux autres. Ceci, je ne pouvais le tenir de l'égoïste qu'est mon père. Cet idiot que je méprise, que je déteste, que je pourrais tuer de mes mains. Cet homme ne mérite pas de vivre et malheureusement, certains qui méritent la vie, meurent. La vie était mal faite, je ne pouvais y remédier mais j'imagine que secourir une femme violée, agonisante, c'est lui ouvrir une porte nouvelle. Certes ce ne serait pas facile, car la vie ne l'est pas, mais cela ne pourra pas être pire. Aujourd'hui ne ressemble pas à hier et sera encore différent de demain : à chaque jour suffit sa peine. La langue -création de l'Homme- regorgeait d'expressions, et pourtant, nous étions incapable de les appliquer complètement, correctement.

Même si j'avais du mal à me projeter dans le futur, j'espérais me voir avec elle. Cela me faisait quand même un peu peur, je vivais au présent sans me soucier ni du passé ou du futur, et voilà que j'osais avoir des attentes de la vie. Jusque là, je voulais juste pouvoir vivre le jour d'aujourd'hui, rien de plus, rien de moins. Et maintenant, j'espérais la voir demain, et encore et encore. Qu'est-ce qu'il me prenait ? Peut-être que je n'étais pas le seul pour Azaleen, qu'il y avait quelqu'un d'autre. Elle voyait peut-être quelqu'un d'autre, parce que je ne la satisfaisais pas. J'étais loin d'être parfait, mais j'étais amoureux, transcendé par ce sentiment, cette passion. « Mais penser à toi à n'est pas épuisant et le temps passe tellement plus vite quand j'imagine ton visage. » Elle pensait à moi, je me mis à rougir bêtement, ne me maîtrisant plus, me livrant à ses paroles. Comment pouvais-je douter de sa sincérité ? De ses paroles ? Il allait falloir que j'apprenne à faire confiance entièrement, à me faire confiance. A me dire que je n'étais pas si pire, qu'il y avait nettement pire que moi. J'étais heureux d'entendre cela, au moins, je n'étais pas seul à penser à elle à longueur de journée. Enfin, cela me surprenait lorsque ce n'était pas le cas. J'avais besoin d'être à proximité d'elle, de pouvoir la voir sourire, encore une fois, de voir son sourire parfait et charmeur. Azaleen me plaisait, et avait su prendre mon coeur comme personne ne l'avait fait auparavant. Je crois bien que j'étais fou d'elle, fou d'amour. -« Perso, quand je pense à toi, j'pourrais démonter trois caisses à la minute, tranquillement... » Je me mis à gonfler mes biceps, à la manière de superman ou popeye. Elle me rendait tellement meilleur, si elle savait l'effet positif que la jolie blonde engendrait chez moi.

« Khal, six ans que la maladie a été détectée. Et en six ans il n'y a eu aucun changement, aucune amélioration. Les médecins disent que j'ai eu de la chance pour l'instant. Certaines personnes ne survivent pas plus d'un an. Ils se sentent faibles, ne peuvent presque plus se lever, ils ne peuvent plus rien faire d'eux même avant leur mort. En ce moment, je sens que je prends ce tournant. C'est la vie. Si là haut on a décidé ça pour moi alors il faut laisser faire, on y peut rien. » Comment ça on y peut rien ? Je laisserais personne me prendre Azaleen. S'il fallait que je l'aide à se lever et à se coucher, je le ferais. Quand on aime, on ne compte pas. Alors que je recommençais à froncer les sourcils, la jeune femme ceda finalement à ma requête et un large sourire se dessina sur mon visage. J'étais fier d'elle, ce combat, nous allions le livrer tous les deux et nous allions le gagner. Je ne doutais pas de notre force, et même si elle en avait marre, j'étais prêt à tout. « Mais bon, si tu y tiens j'irai à ce foutu rendez-vous. Mais je te préviens, c'est du temps de perdu. » Ce n'était pas la grande joie, mais j'étais heureux, je souriais intérieurement. -« Merci, vraiment, merci beaucoup. Je peux pas te laisser partir, du moins pas sans me battre. Si je pouvais, je la prendrais ta maladie, j'supporte pas de te voir aller mal... On laissera pas faire, je laisserais pas faire. Ca faisait longtemps que j'étais pas allé à l'hôpital en plus, ils ont du pudding à la carotte, tu m'en diras des nouvelles ! » Le pudding à la carotte, je détestais cette chose, je la trouvais juste affreuse. Les Anglais avaient ce don pour faire des choses inmangeables, et je regrettais même la cuisine américaine. Trouver un bon restaurant italien ici ? Absolument impossible. Il fallait dédramatiser la visite à l'hôpital, en faire un évènement commun à nous deux et cela ne me dérangeait pas d'y aller, de l'emmener. A la limite, je m'offusquerais si je n'étais pas convié à cette visite. Azaleen avait besoin de soutien et j'étais là.

« Ça veut dire que tu... restes ici ? » J'en rêvais, je voulais rester ici, ne plus la quittait maintenant que je l'avais trouvée. J'allais contacter mon supérieur et prolonger mon congé sabatique. C'était vital, je ne pouvais décemment pas laisser Azaleen, ce n'était même pas imaginable. -« Faut que je contacte mon supérieur mais New-York ne me manque pas, j'suis bien mieux ici, avec toi. » Je déposais un furtif baiser sur ses lèvres, la regardais s'allonger sur son lit. Et lorsqu'elle m'invita à en faire de même, je me mis à trembler. J'avais peur. Pas d'être avec elle, de l'avoir dans mes bras, mais d'avoir droit à des questions. Je redoutais ce moment fatidique qui risquait d'arriver bien plus vite que je ne pensais. Mais pour l'instant, l'instant était à rire. J'adorais son rire, il était mélodieux, entraînant, magique, magnifique. Je l'aimais, il sonnait juste, tout comme Azaleen. Je la trouvais parfaite. « Moi je suis un vrai glaçon ambulant, t'inquiètes pas tu auras besoin de moi quand il fera quarante degrés à l'ombre ! » Cette température existait ici ? Même à New-York, il ne faisait pas aussi chaud ! Enfin, cela dépend... Mais d'autant que je me souvienne, en Irlande, il n'a jamais fait aussi chaud. J'arquai un sourcil, perplexe. -« Ca existe, ici ? J'suis sûr que tu me taquines... Est-ce que t'es déjà allée dans le Bush ? Là, il fait au moins cinquente, y'a que les Kangourous qui peuvent te refroidir, et encore. Heureusement que t'es là, je sais pas ce que je ferais sans toi... » Phrase à double sens, à la fois pleine d'humour mais sous fond sérieux. C'est vrai, qu'est ce que je ferais sans elle ? Azaleen avait changé mes buts, ma manière de penser, de vivre. Je me sentais perdu sans elle, j'en étais presque devenu dépendant. Ma fierté m'interdisant de le reconnaître entièrement. Sa main vint sur mon torse, un frisson se fit sentir. J'observais furtivement son geste, jusqu'à ce que ses lèvres s'approchent des miennes. Je me sentais à court de souffle, mon coeur battait la chamade. J'avançais mon visage du sien, déposant ma main sur sa taille. Un baiser plein de fougue, de passion, laissant à peine saisir les sentiments que je pouvais ressentir pour elle. Caressant ses cheveux, je me mis à repasser ses traits fins avec mon pouce. « Tu es magnifique. » Lui avouai-je dans un soupir, ne la quittant pas des yeux.
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Khalyd & Azaleen ♥
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CRÉDIT - CSS


Dans le passé, je n'avais pas été souvent très appréciée. Je faisais parti de ces filles qui restent seules à la cantine, toujours à la même table, en tête à tête avec leur plateau. Je faisais aussi parti des filles qui n'assumaient pas leur féminité et qui se cachaient derrière des vêtements trop larges pour masquer leurs formes pourtant quasiment inexistantes. Je faisais parti du groupe qui enviait les plus populaires et qui, je l'avoue aujourd'hui, ce sont déjà faites vomir pour paraître plus jolies. Mais généralement, ces filles là, deviennent grosses et vivent entourées d'un tas de chats matheux tout en gagnant une misère en tant que caissière au supermarché d'à côté. Mais pas moi. Non, car la vie m'a rendue plus forte. Mes expériences aussi. Finalement je n'envie plus du tout ces filles superficielles qui plaisent aux garçons. Puisqu'à perdre leur temps à se pavaner, elles en oubliaient leurs études et c'est pour cela qu'elles vendent aujourd'hui leur corps pour trois bouchées de pain. Certes, elles n'ont pas toutes fini comme cela mais, en fonction de leur passé, toutes ces jeunes filles ce sont tracé un futur plus ou moins sombre. Et moi, grâce – ou à cause – de ma jeunesse, j'ai appris à me débrouiller avec les moyens du bord et quand je regarde ce que je suis devenue à présent, je me dis que je n'ai peut être pas tout fait de travers : j'ai un petit ami qui m'aime, un groupe d'amis qui me soutiennent et je poursuis mes études, apprenant chaque jour un peu plus sur les sujets qui me fascinent. Oui, à la fin, je m'en suis certainement mieux sortie que d'autres jeunes femmes de mon âge.

Plus tard, déjà, je me voyais entourée de deux ou trois enfants dans une grande et belle maison. Ils m'appelleront maman et en aucun cas je reproduirais les erreurs qu'ont commissent mes parents à moi. Leur père, bien sur, reste indéfini mais j'espérais qu'il soit Khal. Enfin, j'espérais plutôt que Khal soit celui qui à été fait pour moi, mon âme sœur. Malheureusement, lorsque les médecins me disent que j'ai peu de chance de passer la cinquantaine et que j'ai surement déjà tracé la moitié de ma vie, mon futur se résume à peu et ma vision s'éteint doucement. Manque d'espoir, de temps, de soutien. Trop de stress pour une jeune femme comme moi. La tristesse s'empare de moi et je ne peux plus rien faire. Je n'ai plus assez d'énergie pour me battre. Mais je me le suis promis, je ne baisserai pas les bras jusqu'au dernier souffle, jusqu'au dernier battement de mon cœur. A chaque problème, nous pouvons trouver une solution, c'est écrit. Le combat sera rude mais je peux le faire. Je dois survivre. Si un jour j'ai la chance d'avoir une seconde fille, son prénom sera Espérance car l'espoir est ma plus grande force. Elle sera ma fierté et je l'élèverai dans la plus grande simplicité. Elle, n'aura pas à souffrir, et je lui donnerai mon amour comme je ne l'aurai jamais fait avec quiconque. Pour cela, je n'ai pas besoin d'aller chaque moi écouter le discours monotone des médecins, réduisant à néant mes rêves d'avenir. « Perso, quand je pense à toi, j'pourrais démonter trois caisses à la minute, tranquillement... » Khal. Pour l'instant, quand j'imagine la suite de ma vie, je me vois toujours avec lui. Il se mit à gonfler ses biceps tel un superhéros. Mon héros. J'éclatais de rire et testais la dureté de ses muscles. « Contente que mon influence t'aides dans ton travail ! » Toi par contre... Tu me déconcentres, aurais je voulu ajouter mais je me tus. Il était tellement beau. Mes pensées à son égard étaient si répétitives. Je t'aime. Je suis amoureuse de toi. Je t'aime. Mais elles reflétaient la vérité. Je n'avais qu'à me plonger dans son regard pour savoir que quoi qu'il fasse je ne pourrais jamais cesser de l'aimer et même si ma tête l'oublie, mon cœur ne le pourra jamais, lui.

« Merci, vraiment, merci beaucoup. Je peux pas te laisser partir, du moins pas sans me battre. Si je pouvais, je la prendrais ta maladie, j'supporte pas de te voir aller mal... On laissera pas faire, je laisserais pas faire. Ça faisait longtemps que j'étais pas allé à l'hôpital en plus, ils ont du pudding à la carotte, tu m'en diras des nouvelles ! » C'était surement parce que lui aussi avait eu un passé difficile – qu'il me tardait de découvrir – qu'il ne pouvait pas s'empêcher de se battre contre tout ce que s'opposait à nous. Jusqu'ici je l'avais laisser faire mais jusqu'où pourrait il aller ? « Du pudding, pourquoi pas ? Mais depuis le temps que j'y vais j'ai pu découvrir de bonnes adresses pas loin de l'hôpital. Je t'emmènerai. » Voilà comment transformer un vrai calvaire par un rendez vous en amoureux. Bon, ce n'était pas du luxe ce que je lui proposais mais bon, c'était déjà ça. En plus, cela faisait sept ans que j'étais à Saint Helens et je me demandais encore comment les Anglais pouvaient inventer et vendre ce genre de recette. Avec le temps, je m'y suis faite mais il m'a bien fallu des années pour arriver à avaler, encore difficilement, de la pure nourriture anglaise. J'appréhendais la visite mais si mon petit ami était là, je n'avais pas à me faire de soucis.

Qu'il reste ici pour encore un an au moins. Le temps qu'on apprenne à se connaître un peu plus, que notre amour grandisse dans de bonnes circonstances. J'aurai tellement aimé que l'on reste à Saint Helens pour toujours, lui et moi. Je savais que ce n'était pas possible. Dès que notre relation a débutée il m'avait expliqué qu'il n'avait pris qu'une année sabbatique pour s'occuper de son oncle et qu'il devrait retourner à New York, reprendre son poste de policier au plus vite. Je savais que ça lui manquait, mais je m'étais jurée de lui faire goûter à la vie ici afin qu'il ne veuille plus s'en aller. Malheureusement pour moi, j'avais appris qu'il était l'un des meilleurs éléments de sa ville et qu'ils auraient besoin de lui au plus vite. « Faut que je contacte mon supérieur mais New-York ne me manque pas, j'suis bien mieux ici, avec toi. » Il déposa un rapide baiser sur mes lèvres. A nouveau, j'espérais. Ma vie n'était faite que de cela. « Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse ! » m'exclamais je en souriant. « Mais... Tu crois qu'il va accepter ? Ils ont besoin de toi là bas, non ? » Je doutais. Je n'étais pas sûre du fait que son chef, ou je ne sais quel nom on donne dans la police, soit d'accord pour lui offrir une deuxième année. Il n'y avait pas un moyen d'être transféré ou je sais pas quoi ? « Dis moi, c'est comment New-York ? » Il faut dire que je n'avais pas beaucoup voyagé dans ma vie. Pas les moyens ni le temps. Je me demandais depuis toujours à quoi ressemblait celle qu'on appelait la Grande Pomme et l'un de mes rêves les plus cher se résumait à la visiter.

« Ça existe, ici ? J'suis sûr que tu me taquines... Est-ce que t'es déjà allée dans le Bush ? Là, il fait au moins cinquante, y'a que les Kangourous qui peuvent te refroidir, et encore. Heureusement que t'es là, je sais pas ce que je ferais sans toi... » Personnellement je n'avais pas jamais "vu" cette température entre Moscou et ici. « Hum... On peut toujours rêver ! Et non, je ne suis jamais allée dans le Bush, je ne suis déjà même pas sûre de savoir où c'est exactement. Ni vu de kangourous d'ailleurs ! » Je marquais une pose pour le regarder. « Heureusement que tu me préviens, que ferais je sans toi ! » Je me mis à rire doucement. J'avais l'impression de ne vouloir réveiller personne alors que l'appartement n'était peuplé que de nous deux et il y avait peu de risque à ce que les voisins nous entendent. Encore une fois, je posais mes yeux sur son visage. Il était si différent de moi mais on se complétait. Comme les pièces d'un puzzle. Sans lui, il me manquait une partie de moi que je lui avais donné. Il connaissait mon cœur mieux que moi car je lui avait offert la clé pour y entrer et il avait fait sa place. Il observa ma main que je venais de poser sur son torse musclé. J'avançais ma tête vers la sienne. Sa main se déposa sur ma taille et il m'embrassa avec fougue. J'en voulais plus. Je n'arrivais pas à me comprendre. Comment je pouvais lui demander une telle chose ? Ma langue toucha la sienne avec passion. Je reculais alors. Doucement, pour ne pas qu'il s'imagine que je le rejetais puisque ce n'était pas le cas. Sa main caressa mes cheveux et dessina mes traits. « Tu es magnifique. » J'entendais mon cœur s'accélérer encore. Et toi tu es beau, splendide, superbe, extraordinaire... Aucun de ces adjectifs ne pourrait suffire. « Tu es si parfait. » lui chuchotais je. Parfait. C'était exactement ce qu'il était à mes yeux. Est ce qu'un jour il me laissera entrevoir le Khalyd qu'il a été ? J'aimerai tellement. C'est en s'ouvrant aux autres qu'on découvre qu'ils sont réellement. Je pensais qu'en lui avouant un de mes plus gros secrets, il déciderait lui aussi d'en faire de même. Pense t-il que son passé me fera fuir ? Rien ne me fait peur. C'était peut être qu'il ne trouvait pas la bonne occasion. « Khal, c'était comment avant que tu ailles à New York, enfin je veux dire, je... je crois que tu viens d'Irlande à la base, non ? »




KHALID & AZALEEN. And I've always lived like this keeping a comfortable, distance and up until now I had sworn to myself that I'm content with loneliness Because none of it was ever worth the risk, but you are the only exception ♥ hellsangels


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Sam 25 Fév - 18:04



I don't mean to run but everytime you're coming around, I feel more alive, than ever.
if I let you love me be the one adored. Would you go all the way ? Be the one I'm looking for.




Être percé à jour, catalogué dans un groupe qui ne nous ressemble pas. C'était ce que certains avaient prétendu et que d'autres avaient essayé. Lorsque j'étais enfant, je faisais partie des meilleurs élèves, des têtes de classe ou d'ampoule. Je voulais travailler, montrer que j'en démordais pour réussir ma scolarité, avec excellence -car je ne voulais connaître que cela. En faite, je voulais que mon père me regarde et dise une seule fois qu'il était fier de moi, qu'il était fier d'avoir un fils comme moi. La première fois qu'il a levé la main sur moi, il s'était fait virer de son boulot, presque ivre, il n'avait pas mesuré son geste. Mes notes ont commencé à chuter -réellement- lorsqu'au lieu de dormir, je parcourais les bars de la ville à la recherche de mon cher paternel. Je me suis mis à avoir peur, à ne plus vouloir travailler, à ne plus pouvoir. A quoi cela servait-il de travailler si la seule chose que je méritais, c'était des coups ? Au collège, j'étais le plus timide mais le plus doué des musiciens de l'école. Le théâtre me permettait de m'épanouir, d'imaginer et de croire le temps d'une scène, que j'avais une vie pleine de romance, d'aventure. Lorsque le rideau tombait, que chacun reprenait son propre rôle, la boule que j'avais à l'estomac réapparaissait. Je m'étais mis à boire, à fumer et à toucher à quelques drogues pour rendre mon fardeau moins lourd, plus supportable. Mes meilleures années furent lorsque je fus au foyer pour jeunes difficiles à Dublin. Loin de lui, je m'étais remis à travailler mais rebelle jusqu'à l'os, j'étais fier d'exhiber mes jeans troués, ma veste en cuir, mes piercings et mes tatouages, aussi mes cicatrices. J'étais le gros dur par excellence et tout le monde me respectait à la fois parce que j'étais un "cas social" mais aussi pour mon groupe, la musique que nous faisions. Ma plus grande fierté, je la tirais d'avoir été meilleur que ces fils à papa, après leur critiques et leur regard, je les avais battu. J'en étais fier, et je me souviendrais toujours de ce que mon oncle m'a dit, à la remise des diplômes. « Hé Khal, tu les as eus ses cons, tu les as eus ! Ils vont pouvoir aller retourner dans les jupons de leur mère ! » Oui tonton, ils le peuvent, eux. Mais je ne lui en avais pas voulu, il faisait des gaffes, tout comme moi. Il ne se doutait pas que j'avais pris un rail en me levant, de la vodka au petit déjeuner, du whisky à midi.

Je l'aimais, j'avais envie de lui offrir tout ce qu'elle méritait et Dieu seul sait à quel point elle mérite quantité de choses. Je me demandais si Azaleen nous voyait mariés, avec des enfants. Cela m'amusait, non pas que je me moque, mais j'avais toujours été amusé par les gens qui prévoyaient un futur parfait. Enfin parfait.. Dans ce genre. A vrai dire, ce qui me faisait peur là dedans, c'était justement moi. J'avais tellement peur d'être mon père, c'était mon seul exemple. Je ne voulais pas la décevoir et encore moins lui faire de mal. « Contente que mon influence t'aide dans ton travail ! » Si ton influence m'aide dans mon travail, tu m'aides tout simplement dans la vie. Ou tu la compliques, je n'en sais strictement rien à vrai dire. La nuance est tellement fine... Je devais -à la base - venir ici juste le temps que mon oncle se refasse une santé, qu'il aille mieux, du moins suffisament pour qu'il puisse reprendre ses activités. Et puis entre temps, j'étais tombé amoureux, durablement, réellement, profondément. Lorsque je pensais au fait que j'allais devoir repartir, j'avais peur. Tellement peur de nous voir séparés, déchirés par un océan. Un air mélancolique se dessina sur mon visage, puis je me remis à sourire, puis à rire. -« Tu es ma muse, c'est pour ça. » Je continuai à sourire, à la regarder. Je pourrais y passer des jours, toute ma vie à vrai dire. Sa beauté sans égale, son élégance unique, ses traits dessinés par Aphrodite en personne. Il n'y avait pas de doutes possibles. Je me retrouvais en compagnie d'une déesse. J'imaginais alors que notre amour était interdit par la nature, mais nous la bravions. Pas parce que c'était interdit, mais parce qu'Azaleen était malade, la nature, la vie nous dressaient une épreuve de taille et je ne m'étais jamais senti aussi fort pour la relever et aller au bout.

« Du pudding, pourquoi pas ? Mais depuis le temps que j'y vais j'ai pu découvrir de bonnes adresses pas loin de l'hôpital. Je t'emmènerai. » Un large sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. C'était ce que j'aimais chez Azaleen, elle relativisait. Cette corvée s'annonçait comme agréable, nous allions passer un moment ensemble et elle allait me faire connaître les environs, les "bonnes adresses" de ma jolie blonde. Puis, je lui avais avoué que je voulais m'installer ici ou du moins prolonger mon congé. Je voulais passer plus de temps ici, elle m'avait transmis le goût et l'envie de rester à ses côtés. Nous avions appris à nous connaître, à nous plaire. Dans son regard, je savais qu'elle était -à sa manière- aussi damnée que moi, par la vie. Elle ne nous avait pas épargné et je savais pourquoi dans son cas. Mais c'était comme s'il y avait d'autres cadavres dans son placard, et je voulais y faire un grand ménage. « Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse ! Mais... Tu crois qu'il va accepter ? Ils ont besoin de toi là bas, non ? » Un léger sourire en coin, je m'approchai d'elle. -« Je lui donnerai ma démission s'il le faut, ils se passent de moi en ce moment, tu crois pas qu'ils peuvent survivre sans moi ? Ca existait avant qu'on naisse... » C'était fort et je n'avais jamais fait cela pour quelqu'un. J'imagine que c'est cela, agir par amour. Je ne voulais pas la brusquer, mais il fallait qu'elle comprenne qu'à New-York, rien ne me retenait. Enfin, même si j'adorais ce boulot, cela ne faisait pas le poids face au sourire d'Azaleen. Ici, j'avais une bonne, très bonne de rester.

« Dis moi, c'est comment New-York ? » L'attrait de la Grosse Pomme, moi aussi, j'en avais été victime. Les États-Unis, si grands, si beaux. J'avais toujours rêvé d'y aller, c'était le continent qui m'attirait le plus, avec l'Océanie. -« Ben ça ressemble vraiment à St Helens... Non je rigole, c'est grand, très grand. Au début, j'étais comme un gosse. C'est une belle ville enfin, pour les touristes et les gens de passage... Quand tu es flic, tu vois l'autre façade de la Grosse Pomme, et tu te rends compte qu'elle est pleine de vers et qu'elle pourrie de l'intérieur. Bien sûr t'as de très beaux quartiers ! Manhattan, Greenwich Village, Brooklyn mais dès que tu vas dans le Bronx ou à Harlem, tu te demandes si tu es toujours dans la même ville... Je te promets de t'y emmener, tu pourras te faire ta propre idée de madame la Grosse Pomme. » Je déposai un léger baiser sur son front, la serrant dans mes bras. New-York était ma ville, en deux ans, j'avais eu le temps de la connaître très bien. A vrai dire, les policiers doivent avoir une parfaite connaissance de leur quartier, de leur secteur. Et comme je n'avais cessé de gravir les échellons, mes secteurs avaient été différents. De Harlem, j'avais fini à Manhattan enfin, j'allais y avoir droit. Là bas, j'étais l'Irlandais à l'accent bizarre. Ici, je suis le Yankee à l'accent bizarre. Cela m'amusait. J'avais envie d'offrir le monde à Azaleen, de la faire voyager. J'avais eu cette chance malencontreuse d'avoir eu une jeunesse plutôt instable. De Cork à Dublin, de Dublin à Canberra, de Canberra à New-York et de New-York à Saint Helens. Et la dernière ville n'avait su trouver sa pareille, peut-être parce que la douce idée d'avoir l'idylle avec mon âme soeur ici me caressait l'esprit.

« Hum... On peut toujours rêver ! Et non, je ne suis jamais allée dans le Bush, je ne suis déjà même pas sûre de savoir où c'est exactement. Ni vu de kangourous d'ailleurs ! Heureusement que tu me préviens, que ferais-je sans toi ! » Je me rendis compte alors qu'Azaleen n'avait pas beaucoup voyagé. Elle m'avait appris qu'elle venait de Moscou, et malgré son excellent anglais, elle conservait quelques intonnations de l'Est, et cela me faisait encore plus craquer. -« Imagine, l'été avec un désert de feu, un soleil de plomb. Tu n'y vois que des Kangourous, des crocodiles et des salamandres. Y'a des serpents aussi, mais bon... Et puis à la mousson, cette terre sèche devient toute verdoyante. C'est comme une renaissance, t'as l'impression de découvrir un autre pays, avec de nouveaux paysages. C'est la magie du Bush. » Je prenais note à moi-même : emmener Azaleen à New-York et Canberra. Lui offrir le monde avec mes moyens restreints, j'allais tout faire pour qu'elle ait la chance de voir le monde car lui montrer ces villes, cela revenait à lui ouvrir le mien. Nous nous embrassions avec ferveur, j'oubliais tout lorsque nos lèvres s'embrasaient. La chaleur montait en moi, je le sentais et, de ce fait, ma main remontait en emmenant son haut délicatement avec elle. Lorsque je m'en rendis compte, nos langues se mêlaient, mon coeur battait extrêmement fort. Il fallait que je maîtrise la situation, ne serait-ce que par respect pour Azaleen, vis-à-vis de notre discussion. Elle se recula doucement, ma main retrouva sa place initiale, j'ouvrai les yeux revenant doucement à la réalité. Elle me chuchota que j'étais parfait, je levai alors les yeux au ciel en souriant avant de l'embrasser à nouveau. C'était elle qui me rendait parfait, parce que c'était tout ce qu'elle méritait. Je l'aimais et voulais lui offrir le meilleur de moi-même. « Khal, c'était comment avant que tu ailles à New York, enfin je veux dire, je... je crois que tu viens d'Irlande à la base, non ? » Mon coeur se serra, je retirais ma main. Mon regard devint trouble, j'avais peur de devoir tout dire maintenant. Elle cherchait à me connaître, quoi de plus normal, elle m'avait confié l'un de ses secrets, je me devais de lui rendre la pareille. -« J'y suis né oui, mais avant d'aller à New-York, j'ai passé du temps en Australie, chez mon oncle, avant qu'il déménage ici... Mais je sais bien que c'est pas ça que tu voulais savoir non ? » J'échappais un léger rire nerveux, la regardant, avant de baisser la tête. « Je suis né à Cork. J'ai grandi avec des jeunes de mon âge, à Dublin. Ma mère est morte à ma naissance, et mon père... Mon père... Si je te dis que j'ai jamais eu d'accident de ski ou de voiture ou de je sais pas quoi, que j'ai du te mentir parce que j'ai honte, honte de ça » Je lui indiquais ma joue, marqué à par deux cicatrices que j'ai eu à mes dix-sept ans. « Et ça aussi... » Je me relevais et lui montrais mon dos, brièvement. Je lui laissais juste le temps de voir puis me rhabillais au plus vite. Mon regard restait flanqué au sol, ma voix était devenue tremblante, d'ailleurs, mes mains tremblaient aussi. C'était la première à qui j'osais avouer la vérité. « Est-ce que tu m'en voudrais ? » Je n'osais même pas la regarder, je tournais juste légèrement la tête, les yeux brillants. Pas de tristesse, mais de haine, j'étais plein de haine envers cet homme.
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Romeo take me somewhere, we can be alone. ft Khalyd

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