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 you can't always get what you want. ϟ GIOIA ♥

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MES PETITS MOTS: 437
DATE D'ARRIVEE: 21/02/2012
OU ES-TU: saint helens, angleterre.

« Time is the fire in which we burn »

Your Passeport
AMIS,AMOURS, EMMERDES:
VOTRE RÊVE: être digne de mes proches.
ÂGE DU PERSONNAGE: vingt-quatre ans.
Mer 22 Fév - 15:38



you can't always get what you want.
but if you try, sometimes, you can get just what you need.





L'Angleterre, la dernière fois que j'avais eu droit à une humidité et à une fraîcheur pareilles, c'était lorsque j'étais encore en Irlande. Hé bien, ce que je peux affirmer, c'est que cela était loin de m'avoir manqué. Je cumulais les rhumes et les bronchites, la cigarette n'arrangeant rien. Même New-York paraissait plus chaud, à côté de Saint Helens, peut-être parce qu'il y avait plus de soleil ou je ne sais quoi... La vie, ici, était agréable, simple, sans pareil. J'apprécierais encore plus l'endroit si j'étais venu pour les bonnes raisons, et volontairement. L'état de mon oncle impliquait que je vienne le soutenir, je n'avais pas hésité mais pour la première fois depuis longtemps, je n'étais pas serein, je ne me contentais pas de profiter simplement de la vie. Je me mettais à penser plus que d'habitude, et ce n'était pas bon, pas bon du tout. C'était décidé, aujourd'hui allait être le jour où j'allais rompre avec ma routine pensive ? Appuyé sur l'établi, j'avais commencé à élaborer ma stratégie. J'allais fermer le garage plus tôt et partir à la salle de sport, histoire de me défouler. J'espérais qu'il n'y avait pas que des tapis mais des sacs. Je n'étais pas violent mais garder toute cette hargne, inquiétude, ce n'était pas bon. Le temps semblait passer lentement, pourtant, il y avait eu du monde et je ne m'étais pas ennuyé mais cette journée devenait de plus en plus fastidieuse et lorsqu'une seule chose vous tarde et qu'elle se situe en fin de journée, tout l'esprit se concentre sur cet objectif, quitte à paraître distrait, ailleurs. Comme d'habitude. Le manque de nicotine se faisait aussi sentir, et par un geste maladroit, ma caisse à outils tomba. D'un pas bien déterminé, je rencontrais malencontreusement différents tournevis qui causèrent -aussi- ma chute. Il n'y avait pas à dire, la nature m'avait doté de deux pieds droits, hé oui, c'est ce que l'on dit lorsqu'on est gaucher...

Le soleil finit par se coucher, mon nez cessa de saigner, la journée était donc achevée. Je m'autorisais à alors fermer le garage, avant de m'allumer une cigarette. La cigarette libératrice d'une journée de dur labeur. Je m'étais fait à la vie de policier, d'agent d'élite, à son adrénaline, l'envie d'aider les gens, de les secourir et aussi à l'idée de ne peut-être jamais revenir ou du moins, pas dans le même état. C'était un métier dangereux mais cela faisait son charme, je l'adorais, se sentir utile, quel merveilleux sentiment ! C'était les rares fois où j'avais confiance en moi car c'était là dedans que j'étais le meilleur. Je savais ce que je faisais, ce que j'avais à faire alors qu'en mécanique... A part les bases, je n'y connaissais pas grand chose mais je perséverais, c'est comme dans tout. On ne récolte que ce que l'on sème. Je me décidais à quitter mon lieu de travail pour aller chez mon oncle, où je résidais désormais. Je ne fus pas surpris de voir la maison vide, il n'était pas prêt de rentrer... Je pris mes gants de boxe, un vieux sweat et un jogging. Rocky Balboa, le retour ! Une vingtaine de minutes, je me retrouvais sur le parking du club de fitness, dans la camionnette rouge et grise du garage. Empoignant mon sac, je partis à l'intérieur, profitant du trajet pour fumer une dernière cigarette avant l'effort. Le réconfort, c'était avant et après l'effort chez moi et si je pouvais, cela serait même pendant. A l'accueil, il me semble reconnaître une silhouette familière. Elle semblait bien occupée, en plein effort je veux dire. Une fois mon entrée payée, je partis dans le vestiaire me changer. Environ dix minutes plus tard, j'étais prêt à évacuer tout ce que j'avais en trop. Remontant légèrement les manches de mon sweat, je commencais par une série d'haltère pour m'échauffer avant d'enfiler mes gants et de frapper sur cette poire. Cela me rappelait mon adolescence, lorsque j'ai appris les arts martiaux, à l'armée... Qu'est-ce que j'ai pu en faire des conneries, c'est fou. Ma concentration fut troublée par une jeune femme à la démarche féline, gracieuse, élégante. Gioia. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres à mesure qu'un dilemme inutile se crée dans ma tête. Devais-je aller la saluer ou la laisser tranquille ? Ce fut trop tard, cette dernière s'effaça de mon champ de vision. Soudain, je sentis un regard posé sur moi, devenant de plus en plus intense, certainement à cause d'une distance réduite entre l'observateur(trice) et l'observé.
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MES PETITS MOTS: 25
DATE D'ARRIVEE: 08/02/2012
OU ES-TU: Partout, nul part.

« Time is the fire in which we burn »

Your Passeport
AMIS,AMOURS, EMMERDES:
VOTRE RÊVE: Lire dans les pensées.
ÂGE DU PERSONNAGE: vingt-et-un ans.
Jeu 23 Fév - 1:05

(c) MOTHERMONSTER

If you can't do it, you can dream it.


Au volant de sa petite Mini Cooper, Gioia était accaparée à mille lieux de la circulation affluente. Son esprit était bien loin en effet. Elle pensait à tout ces rêves qui la hantaient depuis l'enfance, tous ces rêves qu'elle n'arrivait pas à expliquer. A chaque fois le même petit garçon, devenu au fil des années un homme, en même temps qu'elle était devenu la femme qu'elle est à présent. La veille encore il lui était apparu en songe, il s'imissait dans sa tête dès lors qu'elle osait fermer les yeux pour chercher le sommeil, il ne lui accordait aucun répit. Du coup la jeune femme ne s'autorisait à fermer l'oeil que lorsqu'elle tombait littéralement de sommeil. Jamais elle n'avait trouvé la force d'en parler à qui que ce soit, craignant de ne pas être cru ; cependant le mystère qui planait sur son passé tourmenté pesait lourd, trop lourd pour ses frêles épaules. Il était tant d'en trouver l'origine et d'y mettre fin définitivement, mais comment y parvenir ? ...

Un klaxon la sortit promptement de ses élucubrations, provoquant par la même occasion un sursaut. Gioia se redressa brusquement sur son siège avant de regarder dans le rétroviseur qui était aussi indélicat. Elle remarqua alors la longue file d'automobilistes agglutinaient derrière elle. Le feu venait de passer au vert. Bien décidée à libérer la circulation, elle tenta de reprendre la route avant de caler presque aussi sec. Laissant échapper machinalement un petit « Eh merde ! » avant de reprendre le contrôle de son véhicule, et de continuait sa route. Depuis qu'elle avait obtenu sa licence, Gioia ne supportait pas les gens qui ne pouvaient s'empêcher de jurer en conduisant. Il est vrai que parfois ça lui arrivait aussi mais ça restait léger. A quoi bon s'énerver ? Sa voiture prit la direction de la salle de sport. Elle aimait bien cet endroit pour son côté apaisant, limite thérapeutique. A travers le sport elle libérait son esprit ; ça lui permettait aussi de canaliser son trop plein d'énergie par moment. Cherchant une place sur le parking, elle finit par se garer non loin de l'entrée. Son sac de sport à la main, elle poussa la porte. Une fois la fille de l'accueil saluée, elle gagna les vestiaires pour en sortir une dizaine de minutes plus tard affublée d'un débardeur blanc et d'un short près du corps, les cheveux noués en une queue de cheval bien tirée.

Rapidement, Gioia distingua un minois qui ne lui était pas complètement étranger. Ce mec il lui plaisait, c'était indéniable. En fait elle était la seule à le nier, mais il est vrai que le fait qu'il ne craque pas sur sa plastique la perturbait assez. Pourtant, parmi tous ces corps ruisselant de sueur, torturaient par des machines arquaïques, elle ne voyait que lui. Depuis qu'elle avait fait sa connaissance, il restait une énigme à ses yeux. A travers lui elle ne décelait rien, rien du tout, il ne laissait rien transparaître et ça avait le don de la déstabilisait considérablement. Mais ce qui est sûr c'est que la jeune femme ne voulait pas foncer dans le tas, son truc c'était la subtilité. Elle passa donc près de lui, tout en l'ignorant, dans sa démarche assurée. Prenant place de l'autre côté de la pièce sur un vélo d'appartement qui se trouvait libre, elle le programma pour faire dix kilomètres. Ca lui permettrait de faire travailler ses cuisses qui n'était déjà pas si énormes.

Quelques minutes plus tard il finit par venir à elle, c'est ce qu'elle voulait. Un agréable sourire se dessina sur son visage à mesure qu'il avançait en sa direction d'un pas lent, confiant. Il se planta devant elle, magistral. De nombreux hommes présent n'avait d'yeux que pour Gioia, quant à la gente féminine elle avait les yeux discrètement rivée sur Khalyd. En d'autres termes, une grande partie des personnes présentes à travers la pièce était en train de les zieutait à cet instant précis. Toujours est-il qu'il la gratifia de ses paroles : « Tiens je savais pas que tu faisais du sport toi. », lui lança-t-il avec cet air détaché qu'elle lui connaissait déjà et qui d'une certaine façon semblait être dans sa nature. « Ah bon ça se voit pas ? », répondit-elle du tac au tac tout en prenant un air légèrement offusqué. Elle le faisait évidemment exprès, sachant que ce n'était pas ce à quoi il voulait faire allusion. Cependant il venait de lui tendre la perche, il faut bien le dire, alors elle en avait profitait. « Mais non tout de suite ... Je voulais dire que je ne t'avais jamais vu ici, ne fais pas celle qui n'a pas compris. », ils échangèrent un sourire complice comme pour se dire qu'ils s'étaient compris. « C'est marrant je te pensais plus branché altère ... », reprit-elle tout en continuant de pédaler, et en le reluquant quelques peu. Après tout pourquoi les femmes ne feraient pas ce genre de chose ? « Enfin bref comment tu vas ? Le boulot, la santé, les amours ? », dit-elle pensant bien entendu recueillir quelques info sur son couple.
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MES PETITS MOTS: 437
DATE D'ARRIVEE: 21/02/2012
OU ES-TU: saint helens, angleterre.

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AMIS,AMOURS, EMMERDES:
VOTRE RÊVE: être digne de mes proches.
ÂGE DU PERSONNAGE: vingt-quatre ans.
Jeu 23 Fév - 12:58



you can't always get what you want.
but if you try, sometimes, you can get just what you need.




L'impression de vivre une sorte de rêve eveillé ne me quittait plus. Il y a des périodes, où tout laisse croire que tout va bien, que les jours de pluie sont finis et qu'aujourd'hui sera encore meilleur qu'hier. La raison de ma venue ici était pourtant bien triste, il avait fallu un accident cardiaque de la part de mon père par substitution pour que je daigne venir ici, à Saint Helens. Il m'avait proposé plusieurs fois, ne supportant pas la distance entre nous et à chaque fois, cela avait fini par des non ou des "je n'ai pas le temps". Franchement, l'Angleterre ne m'attirait pas, à la base. Cela me rappelait l'Irlande, et la proximité qu'il y avait le domicile de mon père. Ah et il faut avouer que des gens qui roulent à gauche, cela est assez perturbant -malgré avoir passé près deux ans en Australie je m'étais bien vite habitué à conduire à droite à New-York. Toutes les habitudes ne sont pas bonnes à prendre, la preuve. Et puis, quel idiot j'aurais fait de ne pas venir, ici, à Saint Helens. Je ne connaissais pas grand monde mais le monde que je connaissais était amplement suffisant. Plutôt discret, il me semblait que j'attirais l'attention, notamment dans les bars où je ne buvais jamais d'alcool. Et puis, j'étais toujours volontaire pour aider les autres, sans que les autres ne sachent vraiment qui je suis. L'indéniable vérité : je détestais parler de moi, je trouvais cela bien trop ennuyant. Ou alors, j'avais peur d'être jugé ou pris en pitié, alors je m'abstenais quitte à paraître mystérieux ou peu bavard. En faite, j'étais simplement peu bavard sur ma petite personne, et rien ne m'empêchait d'être curieux et de savoir faire la conversation. Je n'avais pas toujours été très à l'aise avec les émotions, les sentiments, alors je comblais ces manques par un humour complètement loufoque. C'était ma meilleure échappatoire, peut-être parce que c'était la seule.

J'avais toujours eu l'habitude d'aider les autres, c'était mon métier et je n'avais jamais éprouvé le besoin de quelqu'un. L'indépendance, la liberté, la bêtise d'être seul face à l'adversité, de refuser la moindre main tendue, voici mes habitudes. Et, même en arrivant à Saint Helens, je pensais n'avoir besoin de personne, jusqu'à ce que je la croise, elle, celle que j'appelle désormais par des surnoms affectueux. Azaleen m'avait permis d'avoir des repères ici, de connaître cette ville, de me sentir moins perdu. Ce fut la seule à qui je permis de donner son aide, et je ne regrettais pas du tout. Sous ses traits angéliques, elle avait su me capturer, et c'était la plus douce des cages dorées. La vie en couple, je ne savais même plus ce que c'était et j'avais tellement peur d'être maladroit, enfin encore plus que de coutûme. Il ne fallait pas chercher plus, je ne comprenais rien, j'étais incroyablement naïf. Par exemple, cette jolie brune qui me regarde à la salle de sport, si un ivrogne ne m'avait pas soufflé qu'elle me dévisageait, je ne m'en serais pas rendu compte. Cognant encore un peu plus cette poire, je me dis qu'il était temps que je passe à quelque chose de plus gros. Un sac. Parfait, j'allais pouvoir m'exercer un peu. Coup de pied, coup de poing, et enchaînement. Je retournai alors à la poire, avant de me décider à aller voir la brune en question. Gioia de son prénom, italien, avec une plastique tout ce qu'il y a de plus féminin. Et je n'y succombais pas, je n'y succomberais pas, c'était ainsi. Il n'y avait qu'une seule femme dans ma tête et pour rien au monde je ne la laisserais partir. Elle n'était pas imaginaire en plus...

Souvent, j'allais chercher Azaleen, lorsqu'elle finissait ses cours. Mais pas ce soir, elle avait certainement quelque chose à étudier ou quelque chose du genre. Je n'en savais rien, je n'avais pas fait d'études. Donc ce soir, cela s'annonçait comme une soirée seul, avec un instrument mais avant tout, c'était la case défouloir, au club de fitness. Nous n'avions pas cessé de nous regarder, je me mis à marcher dans sa direction, d'un pas décidé, ferme. Elle semblait m'ignorer, concentrée sur sa course. « Tiens, je savais pas que tu faisais du sport... » Elle m'accorda son attention, avec un air légèrement offusqué. -« Ah bon ça se voit pas ? » J'échappais un rire nerveux, je ne remarquais pas grand chose... Elle aurait pu faire de la danse ou du rugby que je n'aurais pas vu la différence. « Ben... Comme je t'ai jamais vue ici, je me suis dis que c'était pas ton genre. » Ou comment se confondre en excuse sans pour autant en présenter. Les apprioris, j'avais pour habitude de les combattre mais en faite là, j'étais putôt heureux de la voir. Nous allions pouvoir passer du temps ensemble. « C'est marrant je te pensais plus branché altère ... » Je lui fis un grand sourire, un grand sourire qui témoignait de ma réponse : elle me cherchait mais ne trouvait pas, pour ne pas changer... Elle se mit à me regarder, mes bras, mon torse. Je me demandais si j'avais quelque chose qui clochait. Ainsi, mon sourcil s'arqua. « Enfin bref comment tu vas ? Le boulot, la santé, les amours ? » Je grattai le coin de mon arcade, affichant un large sourire. -« J'vais bien merci, je me suis adapté à l'Angleterre. C'était pas très compliqué en même temps ! Les amours ? Ca va très bien, Azaleen doit être entrain d'étudier ou je sais pas trop quoi... En faite, j'ai jamais été aussi bien, tu devrais essayer ! Et de ton côté ? » Je me mis devant elle, observant et scrutant sa course avant de la regarder droit dans les yeux, je la fixais. Mon but était clair, je cherchais à la destabiliser.
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