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 La guerre est déclarée

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GODS ▬ save letters from the sky

MES PETITS MOTS: 731
DATE D'ARRIVEE: 29/12/2011
OU ES-TU: Derrière toi !

« Time is the fire in which we burn »

Your Passeport
AMIS,AMOURS, EMMERDES:
VOTRE RÊVE:
ÂGE DU PERSONNAGE: 27 ans
Lun 6 Fév - 23:14

Azaleen-Lise Mostovitz & Wesley C. Fretwell ♥

CRÉDIT - CSS



    D’une main agacée, Wesley arrêta son réveil. Il avait eu une nuit particulièrement agitée. Il n’avait pas beaucoup dormi et pour le peu, il avait surtout cauchemardée plutôt qu’autre chose. Le jeune homme faisait souvent des cauchemars. Mais jamais en si grand nombre. Très maladroitement, il ouvrit les yeux. Il avait beaucoup de mal à apercevoir l’heure affichée sur son réveil. Sa vision était encore assez floue. Avec beaucoup d’effort, il y a arriva enfin. Six heures du matin. En même temps, il aurait dut s’en douter, c’était son heure habituelle, son heure à lui. Il se levait à cette heure-ci depuis bientôt cinq ans. Et à part ses jours de congés, il devait se lever à cette heure-ci sans cesse. Lorsqu’il avait la chance d’avoir une journée de repos, il se permettait de faire la grasse matinée, mais jamais très longtemps. Ah, habitude quand tu nous tiens !

    Wesley commençait à huit heures, comme toujours. Il avait son petit train-train le matin. D’abord, il se dirigeait vers la salle de bain pour prendre une bonne douche. Ensuite, il retournait dans sa chambre pour se mettre en tenue de travail et enfin, il allait prendre un petit déjeuner dans la cuisine avant de partir. Depuis un mois, le jeune policier devait faire tout cela en silence. Quelque chose de bien nouveau pour lui. Il hébergeait une jeune femme, Ellyxir, qui avait été victime d’une agression un mois plus tôt. Elle n’avait nulle part où aller, alors Wesley l’a gardait chez elle avec grand plaisir. Elle était encore si fragile, qu’il ne voulait pas la laisser repartir seule dehors. Il était comme ça depuis toujours Wesley, le cœur sur la main.

    A cause de ses cauchemars, le jeune Fretwell n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Il s’était mis sacrément en retard et du coup, il avait dut partir plus vite que prévu pour arriver à l’heure. Wesley comptait s’arrêter en chemin prendre un petit quelque chose à grignoter dans une grande boulangerie, dans le nord de Saint Helens. Il aimait bien se rendre là-bas pour s’acheter quelques friandises depuis qu’il était tout petit. On y trouvait de tout là-bas, que ça soit des spécialités du pays, ou même d’autres. Aussitôt dit, aussitôt fait, Wes’ se trouvait déjà devant la grande boulangerie. Il y avait un monde impressionnant qui faisait la queue pour pouvoir ne serait-ce qu’entrer là-dedans. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas mis les pieds ici, et depuis, la boulangerie avait gagné en popularité.

    En tenue de flic, Wesley attendit donc patiemment son tour. Dix minutes passèrent. Puis quine. C’était sûr, il était en retard. Il venait de laisser passer devant lui une personne âgée qui semblait ne plus tenir debout, même si elle aidé de sa canne. Tant pis, au point où il en était, il n’était plus à ça près. Wesley fut attiré par une voix féminine qu’il ne connaissait que trop bien. La personne se trouvait juste devant lui. La jeune femme était en train de dévaliser la vitrine et à la vitesse où elle allait, il n’allait plus rien rester pour lui. Wesley connaissait ses goûts, et il savait que son prochain choix se porterait sur des spécialités françaises, des croissants. Il interpella sa vendeuse et coupant la parole à la jeune femme se trouvant devant lui, il dit d’une voix assez fort pour se faire entendre de l’intéressée.

    " Je voudrais les deux derniers croissants qu’il vous reste s’il vous plaît. Et faîtes vite avant que cette folle ne me les prennes ! "

    Il était conscient de lui avoir volontairement coupé la parole, mais aussi de lui avoir piqué ses deux derniers croissants. Tant pis, ça lui apprendra à l’emmerder dès qu’elle le pouvait ! Azaleen allait être furieuse, et Wesley n’attendait que ça.

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GODS ▬ save letters from the sky

MES PETITS MOTS: 1095
DATE D'ARRIVEE: 29/12/2011
OU ES-TU: Derrière mon appareil photo ou ma caméra.

« Time is the fire in which we burn »

Your Passeport
AMIS,AMOURS, EMMERDES:
VOTRE RÊVE: Les revoir sourire. Juste une fois.
ÂGE DU PERSONNAGE: vingt quatre ans.
Sam 3 Mar - 1:49

Wesley & Azaleen
« La guerre est déclarée. »
CRÉDIT - CSS



Clic. Une image venait d'être capturée dans un appareil. Sur une carte SD. Puis sur un ordinateur. Et enfin, sur un magazine, une affiche, une chambre, un mur, un centre d'exposition. La photographie est toute une passion. Tout un métier. Toute une vie. Mais pas la mienne puisque cette soudaine envie de photographier est arrivée lorsque j'ai emménagé à Saint Helens.
Ce matin, je devais me rendre en cours, comme tout les jours de semaine. On m'avait prévenue d'apporter mon appareil personnel car nous passions à la pratique après des mois de théorie. L'exercice constituait à prendre le même objet sous différents angles et différents zooms pour faire passer deux images, pourtant identiques, à deux photographies dont on ne trouvait aucun point commun. J'étais fière de mon résultat. Après avoir changé le contraste et la luminosité de mon appareil j'avais réussi à transformer un simple stylo en une photo très belle, pouvant, d'après mon professeur, être accrochée dans une galerie. Il faut dire que j'étais plus douée en pratique qu'en théorie. L'après midi, je n'avais pas à étudier. Juste à réviser quelques cours. Le sérieux dont je faisais preuve m'étonnait. Je savais que le lendemain matin j'allais me réveiller tôt pour aller en cours. Pour avoir une vie confortable plus tard. Pour ne pas vivre dans l'indifférence des autres. Comme tout les jours de la semaine, alors que je rentrais et que je m'enfermais à double tour chez moi, je trouvais la maison vide. Seule. Avec la vaisselle qui débordait de l'évier et un tas de linge sale par terre. Dana. Jamais là pour nettoyer. Je me mis à ranger l'appartement, à la place de ma colocataire. Tant pis. De toute façon, je savais que si je ne le faisais pas elle ne mettrait jamais la main à la patte. A vingt heures, tout était propre et je me mis une pizza dans le four. J'allumais la télévision. Les informations habituelles. La guerre en Syrie, un reportage sur les sans domicile fixe. Je zappais sur une chaîne de mode. J'arrivais pile au début du défilé de Dior. Je crois que je m'endormis lorsque la deuxième mannequin arrivait au bout de la scène.
Ce fut une odeur de brûlé qui me réveillait, vers une heure du matin. La pizza ! J'avais carrément oublié de l'enlever. J’aperçus le four qui était en train de cramer, lentement. Une fumée noire s'en échappait. Je fonçais dans la buanderie où trônait un extincteur accroché à l'un des murs de la pièce. Je ne pris pas deux secondes pour le prendre dans mes bras et courir jusqu'à la cuisine. La nuit qui s'en suivit fut l'une des pires de ma vie. Les pompiers, un nouveau four à acheter, de la fumée par tout. La totale. Je n'avais pas de chance ! Dans ma vie, je n'avais joué qu'une fois au loto pour perdre lamentablement. Je ne suis jamais entrée dans un casino mais mes chances de gagner étaient quasiment nulles. Je perdais à chaque jeu que j'entreprenais. Ma vie était faite de défaites et d'espoir qui n'avaient pas lieu d'être. Depuis le début, je vivais un enfer. Ma tête me repassait mes souvenirs du passé : l'arrivée de Dana, mes parents ingrats et méchants envers moi, mon accouchement, mon enfant qu'on me menaçait de l'enlever, le père que j'aimais et que je n'avais jamais revu, mon départ pour Saint Helens, la première fois que j'ai pris un photographie. La mémoire passa plus de temps pour revoir le cas Khalyd. Mon petit ami. Deux mois, bientôt trois, que nous étions ensembles et il était plus qu'adorable à mes côtés. Nous filions le parfait amour, sans secrets l'un pour l'autre, ou presque. Mes secrets sont mes erreurs du passé que je ne regrette pas mais que je ne dévoile pas pour autant. Parce que ma vie est faite de secrets et que si j'en révèle rien qu'un seul, la belle vie que je m'étais prévue et qui recommençait doucement s’évanouissait. S'en allait. S'évaporait. Impossible à imaginer !
« Mademoiselle ! Mademoiselle ! Nous avons fini, il n'y a rien de grave ! » me réveilla un sapeur pompier. Je me réjouissais et poussais les personnes présentes dans mon salon vers la sortie. J'étais fatiguée, il était six heure du matin. J'avais deux heures pour me préparer et être en cours. J'allumais la télévision. Il ne fallait pas que je m'endorme ! A peine avais-je pensé à mettre le réveil, sait-on jamais, que je planais dans les grandes prairies froides de Russie.
Il était sept heures et demi lorsque, par chance, mon téléphone portable sonna. Je m'habillais en quelques secondes avec les premiers vêtements qui se trouvait à porter de main. Je me lavais également le plus rapidement possible. Même en courant entre les pièces, il était huit heures moins cinq quand je sortis de chez moi. Il me fallait plus d'une demie heure pour me rendre à l'école. J'étais en retard. Je décidais d'y aller pour le cours suivant qui se déroulait deux heures plus tard. Comme je n'avais pas pris de petit déjeuné, je me rendais à l'une des meilleures boulangeries de la ville pour compenser. La queue était longue mais je savais que ça en valait la peine. Leurs croissants, des spécialités françaises parait-il, étaient aussi délicieux que visuellement beaux. Quand arriva mon tour, je ressentis que ma journée allait enfin redevenir normale. « Bonjour madame, je voudrais vos deux... » Derrière moi, un homme en tenue de policier me coupa. « Je voudrais les deux derniers croissants qu’il vous reste s’il vous plaît. Et faîtes vite avant que cette folle ne me les prennes ! » Mais les gens d'aujourd'hui ! C'était vraiment n'importe quoi ! Je me rappelais avoir mon appareil dans mon sac et puisais en lui toute la force possible pour remettre cette personne à sa place ! Une folle, moi ?! « Non mais quel culot, monsieur ! Merci de respecter vos semblables ! Et de... » Je m'arrêtais. Je venais de me retourner sur ses mots. Je trouvais un homme. Dont je connaissais le visage. « WESLEY ! » Je tournais la tête vers la boulangère. « Ne vous inquiétez pas, il est un peu dérangé, je m'en occupe ! » Wesley et moi c'était une histoire. Une histoire pas très longue mais elle se finissait simplement. On ne s'aimait pas. Juste parce que monsieur voulait respecter la loi et que je n'avais pas le droit de tourner mon film, à des fins scolaires et non pas commerciales comme il le prêtent je crois, dans un endroit public. Je suis libre dans mes faits et gestes et ce n'était pas ce petit policier de presque rien qui allait m'en empêcher. Ça y est, j'avais puisé la force nécessaire pour le vaincre. Je n'avais pas peur de lui. « Alors Wesley, on se décide à sortir de sa tanière ? Tu sais que la ville est interdite aux ours polaires ? Je me demande ce que tu fais là, alors ! Toi qui connais si bien le code pénal ! » J'ajoutais à ça un petit rictus. Et c'est ainsi que la guerre commença.




KHALID & AZALEEN. And I've always lived like this keeping a comfortable, distance and up until now I had sworn to myself that I'm content with loneliness Because none of it was ever worth the risk, but you are the only exception ♥ hellsangels


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